Scolarité et troubles de la santé

Scolarité et hospitalisation : préparer le retour à l’école

Publication : 15 mars 2021
Un séjour à l’hôpital, et l’entourage du jeune craint que sa scolarité soit compromise. Pour garder le lien avec l’école, des enseignants spécialisés exercent dans les hôpitaux. Zoom sur l’hôpital Necker où un centre scolaire dispense des cours et suit les enfants hospitalisés après leur sortie.

Présentation du centre scolaire

Le centre scolaire de l’hôpital Necker reçoit des élèves de la grande section de maternelle jusqu’à la terminale, en moyen et longs séjours ainsi que sur des séjours répétés. Les enseignants sont spécialisés dans l’accompagnement des élèves présentant une déficience motrice grave ou un trouble de la santé évoluant sur une longue période et/ou invalidant. L’équipe enseignante intervient dans 16 services de l’hôpital, en comptant l’institut Curie. Elle est composée de 13 professeurs des écoles, 7 enseignants du secondaire et grâce à son statut d’école communale, 4 professeurs de la Ville de Paris, ainsi qu’un professeur d’enseignement de langue optionnelle arabe, et 2 animateurs du centre de loisirs de la ville de Paris.

Assurer la continuité des apprentissages

Dès leur hospitalisation, les enseignants recensent les élèves en âge d’être scolarisés. Ils établissent ensuite leur planning de dispense de cours en fonction de leur programme de soins. Beaucoup d’enfants sont atteints de maladies chroniques (maladies endocriniennes, respiratoires, digestives, rénales, hématologiques….), d’autres viennent pour des pathologies orthopédiques, neurochirurgicales ou autres. Un PPS ou un PAI est mis en place lorsque cela s’impose pour le retour en classe. 90 % des cours sont dispensés au chevet des élèves. La scolarité est partagée avec les établissements scolaires. Une correspondance s’établit entre les professeurs du centre scolaire et ceux de l’école, du collège ou du lycée.

L’aide pédagogique à l’hôpital peut être apportée par des associations appartenant à la FEMDH (fédération pour l’enseignement des malades à domicile et à l’hôpital).  Elles appuient les dispositifs de l’Éducation nationale. Les enseignants bénévoles interviennent dans le cadre d'une convention passée avec le ministère chargé de l'éducation nationale. A l’hôpital Necker, certaines pathologies concernent très peu de jeunes, en cardiologie par exemple. C’est alors l’association francilienne L’école à l’hôpital qui prend le relais. Elle intervient dans les établissements hospitaliers d’Ile-de-France auprès des collégiens, des lycéens hospitalisés dans les services pour enfants et adultes et des étudiants de l’enseignement supérieur.

Le Sapad : poursuivre sa scolarité à domicile

Lorsque le jeune doit avoir une période de convalescence chez lui, le centre établit une demande de scolarisation à domicile auprès des Sapad (service d’assistance pédagogique à domicile). Ces dispositifs départementaux de l’Éducation nationale travaillent en lien avec les établissements scolaires publics et privés sous contrat. Grâce à un réseau d’enseignants volontaires, les enfants peuvent être scolarisés pour une durée minimum de 2 ou 3 semaines.

 

Le ʺsoins-étudesʺ

D’autres organismes spécialisés proposent un soutien aux étudiants lors d’une hospitalisation. La FSEF (Fondation santé des étudiants de France), par exemple, gère 13 établissements de santé répartis sur toute la France destinés à des jeunes de 12 à 25 ans  et notamment des étudiants. La fondation est spécialisée dans les soins de suite et de réadaptation et dans le secteur de la santé mentale (troubles de l’humeur, névroses, troubles du comportement alimentaire…). Grâce à un dispositif spécifique, le ʺsoins-étudesʺ, la poursuite d’études est considérée comme partie intégrante du projet thérapeutique. Les cours sont dispensés par des enseignants de l’Éducation nationale. Selon les cas, ils se font en groupe à effectifs réduits ou à distance depuis la chambre.