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Scolarité et polyhandicap

La scolarisation des élèves polyhandicapés

Publication : 18 octobre 2021

Au sein d'un IME (institut médico-éducatif) ou d'une unité d'enseignement externalisée en classe ordinaire, les jeunes polyhandicapés bénéficient d'un accompagnement leur permettant d'accéder, à leur rythme, à des apprentissages.
Enfant polyhandicapée

Des possibilités limitées

Compte tenu de leur dépendance et de leurs difficultés motrices, les possibilités de scolarisation de ces jeunes sont limitées.

La plupart sont accueillis en IME (instituts médico-éducatifs) spécialisés pour ce type de handicap, dans lesquels sont assurés des activités éducatives, des séances de soins et de rééducation.

Le pari de l'inclusion scolaire

Grâce à des partenariats avec 3 écoles locales, l'IME Lelandais (Papillons Blancs de Lille), met en œuvre l'inclusion scolaire des jeunes polyhandicapés. Accompagnés des éducateurs spécialisés et de rééducateurs (orthophonistes, ergothérapeutes...) de l'IME, les élèves polyhandicapés se rendent régulièrement dans une classe mise à leur disposition au sein de l'école partenaire. C'est alors l'occasion pour eux de partager avec les jeunes valides, des classes maternelles ou primaires, les temps de repas, de création et quelques ateliers. Un moment privilégié pour tous et toutes, accompagné de méthodes pédagogiques adaptées. Dans le cadre de l'activité collège, les éducateurs et un enseignant de l'IME se rendent avec quelques jeunes dans une Ulis collège pour travailler avec des classes en moins grande difficulté.

Favoriser la communication

À l'IME Lelandais, "la communication augmentée" est une méthode permettant aux enfants d'acquérir une structure du langage oral et écrit grâce à des repères simples. Mettre des photographies sur les mots, des pictogrammes, des signes ou encore compléter par des mises en situation permet d'enrichir la parole. "À l'IME, certains enfants travaillent à l'aide d'outils de communication tels que Makaton, explique Philippe, professeur des écoles spécialisé." Il s'agit d'un programme d'aide à la communication basé sur l'utilisation de signes et de pictogrammes. "Dans le cadre de la classe, on travaille sur les mots, les pictos Makaton et les signes en parallèle. C'est un moyen de communiquer, d'apprendre aux élèves à couper et bien segmenter les phrases en mots afin qu'ils puissent les identifier, précise-t-il."

Travailler le langage écrit

"On travaille à partir de comptines ou d'un livre illustré, selon l'âge et le niveau des élèves, poursuit Philippe. La structure des phrases se répète à chaque page. Toute l'année, on étudie ces comptines ou ce livre dans tous les sens." La méthode consiste à proposer aux jeunes différents outils de lecture. Chacun utilise celui qui lui correspond le mieux. "Il s'agit de méthodes, comme celle de Suzanne Borel-Maisonny. Cette dernière permet aux jeunes qui ne parlent pas de signer les sons. Elle est destinée à la lecture, mais elle nous sert aussi à la communication par exemple, à désigner les choses ou les personnes. On signe la première lettre de la personne et une idée pour son métier ou une de ses caractéristiques.

"On utilise également la DNP (dynamique naturelle de la parole), précise Nathalie, professeure des écoles spécialisée. On répète certains sons en faisant des gestes que l'on masse sur les enfants, que l'on fait dans le sable... pour que les enfants les ressentent, se les approprient et les reproduisent."