Ma 1re année
Licence physique
Licence physique
Physique

De l’infiniment petit à l’échelle de l’espace, les éléments naturels n’ont plus de secret pour Charlotte, étudiante en dernière année de licence physique à l’université de Bordeaux. Des connaissances "fondamentales" en sciences aux premières applications concrètes de la physique, elle revient sur ses débuts à la fac.

Pourquoi avoir choisi la licence physique ?

Après un bac à dominante économique et social motivé par des études de droit, Charlotte s’oriente finalement en physique. Son objectif : mettre le cap sur l’aéronautique, comme son père mécanicien avion, ou sur l’aérospatial. Pour réussir dans ce domaine, elle suit une année de remise à niveau en sciences où elle acquiert aussi "une méthodologie d’apprentissage utile dans tout domaine" et valide un bac à dominante scientifique. "J’ai ensuite préféré poursuivre à l’université pour approfondir les notions scientifiques fondamentales, développer mon autonomie et continuer mes activités extra-scolaires", explique l'étudiante qui intègre rapidement l’équipe de handball de la fac. 

Quels sont les enseignements en 1re année ?

La 1re année de licence est pluridisciplinaire. Charlotte élargit ses connaissances en sciences mathématiques qui deviennent plus appliquées, en électronique, en mécanique où elle découvre un système de pendule, etc. La physique traite des éléments naturels, de l’infiniment petit (la composition des atomes) jusqu’à l’échelle des objets dans l’univers, ainsi que la lumière (en optique). Les formules sont appliquées en TD (travaux dirigés). "En travaux pratiques (TP), nous avons recréé un microscope à partir d'une caméra de smartphone par exemple. Puis j’ai suivi une première option en physique, majoritairement en astrophysique, ainsi qu’une option sciences de l'ingénieur", résume l'étudiante.

Ce qui change par rapport au lycée ?

Les méthodes d’analyses scientifiques sont plus approfondies à la fac. "J’ai appris à traiter des données avec le langage informatique Python et à modéliser des phénomènes physiques sur ordinateur. C’est ce que j’ai préféré", raconte Charlotte. Place aussi à l'anglais et à la culture scientifiques. "À partir d’articles, il s’agit d’expliquer des phénomènes physiques de façon vulgarisée, à l’oral." Elle souligne enfin l’entraide entre les enseignants-chercheurs et les étudiants, à travers des activités culturelles et des forums d’information organisés par les associations de physique et de chimie par exemple.

À quel rythme de travail faut-il s’acclimater ?

"On commence par quelques rappels, puis le rythme devient vite intense, dès le 1er semestre. Je ne m’y attendais pas", se souvient Charlotte. Les cours durent de 8 h à 18 h voire 20 h, avec presque deux fois plus de travail personnel à la maison qu'au lycée. "Il faut préparer les TD, rédiger les comptes-rendus de TP, travailler les exposés oraux en culture et communication scientifique, et réviser tous les cours. Il y a pas mal de notions à connaître, notamment en mathématiques", détaille-t-elle. Pour chaque matière, les étudiants ont un devoir surveillé puis un examen de fin de semestre. 

Comment se déroule la spécialisation ?

Pour Charlotte et ses camarades, c’est en 2e année de licence qu'est intervenue la spécialisation en physique et dans ses matières associées, mécanique, électronique, électromagnétisme, physique des fluides, etc. "J'ai eu un coup de cœur pour la relativité restreinte, un sujet souvent traité au cinéma", s'enthousiasme-t-elle. Il s'agit du temps qui s’écoule plus ou moins lentement selon la vitesse de déplacement des observateurs. Le programme comprend davantage d’expérimentations en TP, un atout pour la jeune femme qui apprend mieux "par la pratique". "L’objectif est de devenir autonome dans la mise en place et le suivi d’un protocole." La physique est davantage approfondie encore en L3, où 4 semaines sont dédiées à la réalisation d’un projet ou d’un stage. L’étudiante recherche pour cela une entreprise aéronautique.

Et après ?

Pour après la licence, Charlotte envisage des écoles d’ingénieurs en aéronautique ou aérospatial, ou généralistes. Selon les cas, l'admission s'effectue sur dossier ou sur concours dédié aux étudiants en licences de sciences. Ce sera sinon un master en mécanique, en aéronautique ou aérospatial. Le projet de l'étudiante est de travailler dans la conception d’engins.

En licence physique à l’université de Bordeaux, Charlotte se projette dans la conception d’engins en aéronautique ou aérospatial.

En cours magistral, place à la théorie. L'étudiante apprécie la disponibilité de certains professeurs qui répondent aux questions, même après le cours.

Après les théories et les formules viennent les exercices d’application, en TD (travaux dirigés) de groupe. À l'inverse, les exercices précèdent parfois le cours.

En travaux pratiques de L1, Charlotte a utilisé son smartphone comme microscope. Elle a ainsi pu observer des ailes de sauterelle et des algues vertes.

Autre exemple de TP, en L3 : à l'aide d'une lampe à vapeur de mercure, il s'agit d'étudier la diffraction de la lumière sur un écran, quand elle passe à travers des fentes.

Que ce soit en physique des particules (qui composent l’atome) ou en mathématiques, on peut réviser et se préparer aux partiels à la bibliothèque, seul ou en groupe.  

Crédits photos :
Photo d'ouverture : Xyz/Stock.Adobe.com
Portrait et diaporama : Charlotte Alonso

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