Ma 1re année
BUT génie biologique
parcours biologie médicale et biotechnologie
BUT génie biologique
Génie biologique

Le BUT génie biologique parcours biologie médicale et biotechnologie semblait une suite logique pour Lou et Luc attirés par le domaine médical et les manipulations. Un cursus mi-théorique, mi-pratique où ils acquièrent les bases du raisonnement scientifique. Analyse de leur 1re année à l’IUT de Créteil-Vitry à l’œil nu.

Pourquoi avoir choisi le BUT génie biologique ?

Luc s'est orienté en bac STL parce qu'il visait le BUT génie biologique dès son entrée en 2de. En effet, la biologie "lui plaisait déjà". Après un bac général avec spécialités mathématiques et physique-chimie, Lou, elle, hésite avec une classe prépa ou une école d'ingénieurs avec prépa intégrée. Mais pour éviter "la pression et un rythme trop dense", elle opte finalement pour un BUT. "Cela me semblait un entre-deux par rapport à la licence de biologie et la prépa. On est mieux encadré par les professeurs qu'en licence et il y a davantage de pratique."

Et le parcours biologie médicale et biotechnologie ?

"J'ai toujours été intéressée par les domaines de la santé et de la recherche médicale", se souvient Lou. Quant à Luc, c'est par "passion" pour la biotechnologie. Les 2 premiers mois, ils ont suivi des enseignements communs avec les étudiants des deux autres parcours proposés par l’IUT : sciences de l'aliment et biotechnologie, et diététique et nutrition. Puis au sein d'une promo d'une cinquantaine d'étudiants, ils ont démarré le parcours BMB au retour des vacances de La Toussaint.

Qu’est-ce qui change par rapport au lycée ?

"On apprend à découvrir un nouvel environnement. Je ne connaissais personne, mais nous sommes bien entourés par l’équipe pédagogique", observe Luc, pour qui les cours magistraux sont aussi une découverte. L’emploi du temps change d’une semaine sur l’autre et il faut s’habituer à travailler en autonomie, mais aussi en groupe. L'étudiant note un changement aussi en termes d'évaluation : "Nous avons des SAÉ (situations d’apprentissage et d’évaluation) et des DS (devoirs surveillés) en guise de partiels." Pour sa part, Lou est impressionnée par l’éventail des matières en biologie : biologie cellulaire, biologie médicale, physiologie animale, microbiologie. "C’est tellement diversifié comparé au lycée !", lance-t-elle.

À quel rythme de travail a-t-il fallu s’adapter ?

"L’emploi du temps est chargé. Sur l’année, on a deux fois plus d’heures de cours qu’en licence biologie par exemple", compare Lou. Des cours où les ordinateurs sont interdits pour favoriser la prise de notes. Au début, Luc avait tendance à se reposer sur ses acquis de STL. Puis il s'est mis à travailler un peu tous les soirs. "J’ai appris à mieux organiser mes révisions pour les DS, à ne pas faire d’impasse par exemple. Même si sur les 50 notions étudiées, toutes bien sûr ne seront proposées", explique-t-il.

Quelles sont vos matières préférées ?

"Celles de biologie !" lance Lou, qui reconnaît pourtant que les TP (travaux pratiques) d’hématologie, d’histologie et d’anatomopathologie (étude des tissus) la "stressent un peu" à cause du temps imparti à chaque séance. "Les TP durent entre 1 heure 30 et 6 heures, et, à la fin de chacun, nous devons remettre un compte-rendu. Il ne faut pas s’endormir !" Luc apprécie surtout les TP, dont celui de culture cellulaire. "Manipuler sous les postes de sécurité microbiologiques, c’est plutôt amusant." De fait, tous deux adorent manipuler : compter des cellules, identifier une bactérie ou un rhésus sanguin, découper et examiner un tissu…

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Le niveau en chimie générale et organique est élevé, "quasiment autant qu’en prépa" selon Lou. Pour Luc, c’est la chimie et la biochimie structurale (ou mécanisme de la cellule) : "C’est très intéressant, mais complexe."

Et après ?

Les deux étudiants ont encore 2 ans pour approfondir les différentes facettes de la biologie, mener des projets et évoluer en stages. De quoi affiner leur projet professionnel. À ce jour, Lou vise une école d’ingénieurs via les admissions parallèles, l’UTC ou l’Insa Lyon en spécialité génie biologique pour exercer dans la recherche en santé. Ce sera sûrement un master pour Luc qui veut certes travailler dans la biologie, mais sans idée plus précise pour le moment.

Après un bloc de cours communs, les étudiants découvrent les enseignements du parcours biologie médicale et biotechnologie au milieu du 1er semestre.

Sous le poste de sécurité microbiologique, Luc apprend à manipuler en contexte stérile. Il prépare du milieu dans un tube qui servira à cultiver les cellules.

Au microscope optique, Lou observe un frottis sanguin sur une lame pour diagnostiquer une éventuelle maladie. Elle compte globules rouges et leucocytes.

Sur ces lames, les différentes colorations permettent de révéler la présence du noyau, du cytoplasme et du collagène dans les tissus.

Avec le microscope, les étudiants découvrent une autre échelle. Exemple avec cette coupe de rein de souris (grossissement *400). 

Ils s’entraînent à intervenir avec une extrême précision, par exemple pour manipuler ces bandes de paraffine contenant des organes de souris.

Dans le cadre de son évaluation de biologie cellulaire, Luc a réalisé une affiche sur le rein pour étudier le rapport entre la structure et la fonction.

L’enseignante, chercheuse spécialisée dans le cancer de la prostate, prépare un TP à l’aide d’un appareil à PCR permettant d'amplifier l’ADN.

Crédits photos : Séverine Bars/Onisep