Ma 1re année
Licence chimie
Licence chimie
Chimie

En 2e année de licence chimie, Andrea et Matthieu étudient les molécules et leurs actions, à l’interface de la biologie. Découverte de la matière, de démonstrations plus poussées, de plus d'autonomie aussi : ces scientifiques en herbe nous décrivent la structure de leur 1re année à l’université d’Évry-Val-d’Essonne.

Pourquoi avoir choisi la licence chimie ?

Andréa a toujours été motivée par les manipulations, depuis son stage de 3e en laboratoire d’analyses biologiques en hôpital jusqu’en terminale STL spécialité biotechnologies. Via les informations sur Parcoursup et ses échanges lors de journées portes ouvertes, elle sait que la licence est difficile pour les STL, avec ses apports théoriques. Mais très motivée, elle tente sa chance et réussit ce pari grâce aux rappels de début d'année et à beaucoup de travail personnel. "Plutôt qu’un BTS, l’université me convenait mieux pour travailler en autonomie et aménager mon activité de musculation", explique l'étudiante. Quant à Matthieu, diplômé d’un bac général à dominante scientifique, il apprécie la chimie : "Au lycée, c’était ma matière préférée, avec la biologie, celle où j’avais les meilleurs résultats." Tous deux ont opté pour la licence chimie pour ses larges débouchés dans l’environnement, la toxicologie ou la cosmétique.

Quels sont les enseignements en 1re année ?

Lors de la 1re année organisée sous la forme d’un portail sciences de la vie et chimie, cap sur un bagage commun en biologie, chimie, mathématiques, informatique et anglais. Les deux étudiants approfondissent notamment les cellules, l’ADN et la biologie moléculaire, la structure de la matière, la chimie des matériaux ou la chimie organique, celle que Matthieu préfère. "Il y a un côté ludique à retrouver la nomenclature des molécules, en exercices de TD (travaux dirigés)." Andréa, elle, cite la biologie végétale : "Les TP (travaux pratiques) permettent d’observer, disséquer et caractériser des fleurs par exemple." Parmi les options au choix : écologie et environnement, cosmétique ou encore géologie pour Matthieu. "J’ai développé ma culture personnelle en astronomie et météorologie."

Ce qui change par rapport au lycée ?

"Les mathématiques, qui traitent des fonctions, des statistiques et des probabilités, sont plus abstraites. Elles sont basées sur des démonstrations", analyse Andréa, plus à l’aise en manipulations. "Et les TP sont plus longs", poursuit l’étudiante qui utilise un matériel varié, par exemple "un microscope à fluorescence et une micropipette pour du dosage de précision." Les préparer en amont devient indispensable, de même que les TD, prévient Matthieu. "Il faut déjà avoir appris la réaction des molécules pour réaliser les exercices", explique-t-il. Côté sciences informatiques, c’est la découverte de la bio-informatique et de la programmation. En revanche, il n’y a plus de matières littéraires, comme l’histoire, ce que regrette le jeune homme.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

Sans hésiter, les mathématiques. Matthieu a pris des cours particuliers avant les premiers partiels. "Faute d’évaluations continues, je n’ai pas su travailler assidûment en début d’année, alors qu’il y avait énormément de notions à assimiler", reconnaît-il. Andréa aussi a revu ses méthodes, surprise par la charge de travail. "Je ne m’en sortais plus à recopier tous les cours. J’ai alors rédigé des fiches sur l’essentiel à comprendre, sans apprendre par cœur. Je refaisais des exercices et regardais des vidéos sur la nomenclature des molécules." Chacun profite des TD de groupe pour poser des questions aux professeurs. "C’est moins évident en cours magistral à 200 étudiants", constatent-ils.

Comment se déroule la spécialisation ? 

À partir de la L2 (2e année), les étudiants se positionnent entre plusieurs parcours. Andréa et Matthieu ont tous deux choisi biologie-chimie. "Le parcours biologie est proposé sur un site plus éloigné et celui de chimie comporte trop de mathématiques pour moi", explique Matthieu. Les cours deviennent plus détaillés et les projets se développent. Par exemple, l'étudiant conduit un projet en binôme sur la pollution des océans par le plastique, une expérience à valider par un professionnel ou un enseignant-chercheur. Andréa, elle, a réalisé une semaine de stage dans une entreprise de céramique et de verre, pour écrans de smartphone et flacons de vaccins notamment. "En laboratoire, j’ai effectué des pesées et des prélèvements, et réalisé une formulation d’encre", raconte-t-elle.

Et après ?

Pour l’été prochain, Andréa prévoit un emploi ou un stage de 2 mois en laboratoire de cosmétiques. Elle espère de fait intégrer une école spécialisée en cosmétiques après sa L2. Son plan B ? Passer par une L3 parcours biologie-chimie pour rejoindre un master en cosmétiques. "Plus tard, je souhaite travailler de la conception d’un produit à sa mise sur le marché", explique-t-elle. De son côté, Matthieu se projette en biologie-chimie jusqu’en master. "J’hésite à effectuer ma L3 ou mon master en apprentissage dans un laboratoire de chimie analytique."

Place à la théorie en cours magistral de mathématiques ou de chimie. Les étudiants peuvent relire les diapositives, via une plateforme de ressources en ligne.

Les notions sont ensuite approfondies par des exercices en TD (travaux dirigés). Exemple en chimie du solide : comment s’agencent les atomes pour former des molécules ?

En TP (travaux pratiques), Andréa et Matthieu ont réalisé différents dosages d’une solution mélangée à un réactif. D’où ces nuances de violet.  

Outil indispensable en TP, le microscope permet de compter des cellules ou d'étudier le développement embryonnaire d'un œuf de grenouille, par exemple. 

En TP de chimie expérimentale, le port de la blouse est obligatoire, ainsi que des lunettes de protection contre les produits nocifs. 

Selon l'emploi du temps de la licence chimie, Andréa peut pratiquer 2 à 6 heures de sport par semaine en salle de musculation.

Crédits photos : Andréa Ledo et Matthieu Tetu

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