Ma 1re année
DEJEPS perfectionnement sportif
Mention handisport
DEJEPS perfectionnement sportif
DEJEPS perfectionnement sportif mention handisport

Avec le DEJEPS (diplôme d'État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport) mention handisport qu’il vient d’obtenir, Alban va pouvoir encadrer des activités physiques pour un public en situation de handicap moteur et sensoriel. Il raconte son parcours, suivi à l’institut régional de formation handisport à Dardilly, près de Lyon.

Pourquoi avoir choisi le DEJEPS handisport ?

L’objectif premier d’Alban était de devenir coach en salle de musculation. Dès le lycée, il prépare le terrain en passant le BAFA (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur). Après des expériences d’animateur auprès d’enfants et une année de préparation, il intègre le BPJEPS activités physiques pour tous. "C’est là que j’ai découvert le handisport et eu envie de me spécialiser dans le domaine." Son projet pour sensibiliser des élèves de primaire au handisport le conforte en ce sens. Alban envisage alors le DEJEPS, diplôme de niveau supérieur et seule formation dédiée au handisport, dispensée par la ligue régionale Auvergne-Rhône-Alpes handisport.

Comment s'est passée la sélection à l’entrée ?

Alban est footballeur et entraîneur bénévole, mais il doit justifier d’une expérience d’encadrement handisport. "C’est pourquoi, à l’issue de mon BPJEPS, j’ai effectué un stage personnel dans l’entraînement de haut niveau en athlétisme handisport." Le jeune candidat réussit un test de nage libre et deux évaluations orales sur ses connaissances dans le domaine du handisport. Il a déjà l’attestation de secours requise. Autre condition : trouver une structure où se former en alternance. "Difficile d’obtenir un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, alors j’ai décroché un stage", explique-t-il.

Quels sont les enseignements au programme ?

Pendant 1 an, Alban aborde de nombreuses activités physiques et sportives. La particularité ? Les mises en situation "pour ressentir différents handicaps" : jouer au foot avec un poids sur la jambe afin d’imiter une paralysie, les yeux bandés et avec des ballons à clochettes pour déficients visuels, etc. "On découvre d’autres sens et des capacités physiques qu’on ne soupçonnait pas", analyse le jeune homme. Il étudie les matériels spécifiques, comme des raquettes de tennis de table adaptées handisport, et suit des cours d’anatomie et de physiologie liés à chaque handicap. "On apprend à créer des séances et à encadrer un public en assurant sa sécurité."

Ce qui change par rapport au BPJEPS ?

Les cours, qui abordent des notions complexes à comprendre, sont tous assurés par des professionnels de santé : médecin en neurosciences, ostéopathe, kinésithérapeute, etc. De même, chaque discipline handisport est enseignée par un entraîneur spécialisé. "Je m’en suis sorti seul avec les sciences. J’étais plus avantagé en sport, car j’avais pratiqué des activités polyvalentes en BPJEPS, contrairement à d’autres étudiants spécialisés dans une discipline", se souvient-t-il.

À quel rythme faut-il s’acclimater ?

Alban a choisi de réaliser des stages dans trois structures en parallèle : un établissement sanitaire et social, un comité et un club de foot handisport. "Je voulais multiplier les expériences, dans différents handicaps neuromoteurs, moteurs et sensoriels." Ses interventions sont variées : améliorer l’autonomie des adultes et seniors en journée, entraîner des joueurs de foot pour les compétitions nationales en soirée et divertir des enfants le mercredi. "Je passais 2 semaines en structure. Cela me laissait le temps de coordonner un projet plus poussé."

Les atouts de ce DEJEPS ?

Pour Alban, le plus de son année en DEJEPS handisport, c’est d’avoir appris à s’adapter aux différents publics. Ce sont aussi les échanges et les liens qui se tissent, comme dans le film Intouchables. "Le film représente très bien ces relations humaines. La formation ouvre aussi sur l’innovation pour rendre accessibles tous types de sports. On peut même tirer à l'arc d’un simple mouvement de menton grâce à un support adapté", explique le jeune éducateur. Il a visé juste en s’engageant dans cette voie : le réseau lui offre de nombreuses opportunités d’emploi dans l’encadrement, la gestion de projets, ainsi que dans la formation.

Alban visait le métier de coach en activités de la forme. En formation, il s’est réorienté vers du multisport et s'est spécialisé dans le handisport en DEJEPS.

Au programme de ce DEJEPS : l’acquisition des techniques sportives, puis les mises en situation de handicap pour apprendre à bien encadrer les publics.

Pas de pratique sans théorie. Les cours abordent l’anatomie, les types de handicap, le matériel, ainsi que l’organisation des activités et la coordination de projets.

Avec un public en situation de handicap, le matériel est un acteur à part entière. Alban a par exemple appris à régler ce fauteuil handisport pour des athlètes de haut niveau.

Cas d’école en montagne : il faut savoir conduire un fauteuil handisport tout-terrain et accompagner le public en VTT, avec tous les outils de réparation à portée de main.

La formation passe par l’interaction avec du public. Les étudiants adaptent la pédagogie aux personnes et à leurs différentes formes de handicap.

Ne jamais laisser son public seul, ni lui tourner le dos : Alban a eu l’occasion de former à la sécurité d’autres stagiaires en licence STAPS activité physique adaptée et santé.

Les stagiaires participent également à l’animation d’événements au niveau local et national, pour tout public en situation de handicap.

Photos : © Ligue AURA Handisport, © Grégory Picout

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