Dossier

Les études de maïeutique (sage-femme)

Publication : 5 janvier 2021

Pour devenir sage-femme ou maïeuticien, il faut compter 5 ans d’études, dont 4 ans en école. La formation débouche sur le DE (diplôme d’État) de sage-femme, obligatoire pour exercer.
Les études de sage-femme

L'accès aux études de maïeutique ou sage-femme

Les lycéens peuvent accéder aux études de maïeutique après 1, 2 ou 3 années d'études supérieures. Deux types de parcours sont proposés par les universités : un parcours spécifique "accès santé" (PASS) ou une licence avec une option "accès santé" (L.AS).

Les 2e et 3e années : le socle théorique

Pour les étudiants admis en maïeutique, le 1er cycle se concentre sur les apports théoriques sur la physiologie : la gynécologie, l’obstétrique, la pédiatrie ainsi que la maïeutique et la néonatalogie. S’y ajoutent des matières générales comme l’anatomie, la santé publique, la pharmacologie, la sémiologie ou l’étude des pathologies principales. Les sciences humaines (anglais, économie de la santé, éthique, psychologie, droit) sont appliquées à la pratique professionnelle.

Des stages de 6 à 24 semaines sont prévus tout au long des 2 années, consacrés au suivi de la grossesse, au suivi de l’accouchement, au suivi postnatal et au suivi gynécologique.

En fin de 3e année, les étudiants obtiennent le DFGSMA (diplôme de formation générale en sciences maïeutiques), reconnu au niveau licence.

Les 4e et 5e années : de plus en plus de pratique

Apportant une formation approfondie en sciences maïeutiques, les enseignements du 2e cycle associent l’obstétrique, la néonatologie et la gynécologie à la pathologie.

Les étudiants sont de plus en plus sur le terrain, avec environ 56 semaines de stage au total (dont 6 mois en fin de cursus). L'objectif est d'apprendre à réaliser un accouchement sans complications, à animer une séance collective de préparation à la naissance, à mener une consultation de grossesse ou postnatale et à pratiquer la gynécologie de prévention.

Pour obtenir le DE (diplôme d’État) de sage-femme, les étudiants doivent valider les enseignements, les stages, le CSCT (certificat de synthèse clinique et thérapeutique) et soutenir un mémoire.

Il est possible de suivre, en parallèle de la formation ou à l'issue, un master ou un DU (diplôme universitaire). Apportant une spécialisation complémentaire, ces diplômes peuvent favoriser les évolutions de carrière, notamment vers la recherche, l’enseignement ou un poste d’encadrement.