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Revivez le tchat sur le métier de journaliste sportif

Publication : 8 octobre 2020
Le métier de journaliste vous intéresse ? David Michel, journaliste à "L'Équipe", a répondu à toutes vos questions sur son métier, son quotidien, son parcours... le mercredi 7 octobre. Concernant vos interrogations sur les formations en journalisme, Olivia Audemar, journaliste spécialisée dans ce domaine à l'Onisep, était aussi présente pour tchatter avec vous. Revivez le tchat.
Revivez le tchat sur le métier de journaliste sportif

Le Modérateur : Bonjour et bienvenue sur ce nouveau tchat.
Aujourd’hui, le sujet est le métier de journaliste sportif. Pour en parler, nous accueillons David Michel, journaliste à L'Équipe et Olivia Audemar, journaliste spécialisée dans ce domaine à l'Onisep. Vous pouvez commencer à poser vos questions. Bon tchat !  

David Michel

David Michel : Bonjour à toutes et à tous, heureux de participer à ce tchat. Je vais tenter de répondre au mieux à vos questions. 

Olivia Audemar : Bonjour, je pourrai répondre aux questions sur les formations de journaliste en général, pas uniquement journaliste sportif. 

Nicolas : votre parcours, quel est-il ? 

David Michel

David Michel : Mon parcours est très atypique puisque je suis autodidacte. Après le bac, je n’ai pas fait d’école de journalisme. Je suis allé à la fac (AES et géo) et parallèlement à ça, j’ai appris le métier sur le terrain, en étant pigiste sportif en presse écrite à Tours, à La Nouvelle-République. 

Mbodj : Que faire pour être un journaliste ? David, pour exceller dans ton domaine quel a été ton cursus et est-il forcément nécessaire de faire des études de journalisme particulièrement sportif ?

David Michel

David Michel : Il n’est pas forcément nécessaire de faire des études de journalisme (je suis moi-même autodidacte) et je ne crois pas qu’il y ait un enseignement particulièrement "sportif". Mais si tu fais une école avec des stages dans des médias sportifs, alors c’est une très bonne voie. 

Olivia Audemar : Il existe une filière "journaliste sportif" à l’ESJ Lille (école reconnue par la profession) en partenariat avec l’université de Lille. Le recrutement se fait à bac+2 sur concours. Voir ce lien : http://esj-lille.fr/filiere-journaliste-sportif/.

Pour se former au journalisme, 14 écoles sont reconnues par la profession : http://www.onisep.fr/Choisir-mes-etudes/Apres-le-bac/Principaux-domaines-d-etudes/Les-ecoles-de-journalisme . Ces écoles, réputées, peuvent proposer dans leurs cursus des modules dédiés au journalisme sportif et permettre de réaliser des stages dans de grands médias sportifs.

Il existe également des écoles, non reconnues, qui proposent des cursus spécialisés en sport (par exemple, l’IICP ou encore l’IEJ). Se renseigner sur la reconnaissance du diplôme, le coût, les stages proposés, le cursus et l’insertion avant de postuler. 

Aurélien walas : Bonjour David, j'aimerais être journaliste depuis plus de 5 ans et j'aimerais savoir si vous avez des astuces pour réaliser une bonne interview ?

David Michel

David Michel : Pour réaliser une bonne interview, le premier secret est surtout de bien la préparer : faire des recherches afin de parfaitement maîtriser son sujet. Et ensuite, l’autre chose importante, c’est de savoir s’adapter au mieux à la personne en face de soi. 

Jacquet : Bonjour, êtes-vous au plus près des athlètes ? 

David Michel

David Michel : Oui, c’est le cœur du métier. C’est une grande chance. Mais c’est moins simple qu’autrefois. Il est plus compliqué aujourd’hui d’approcher les sportifs. Il faut davantage se battre pour réaliser des interviews. 

Chris : Quelles sont les qualités requises pour ce métier ? 

David Michel

David Michel : Être passionné est la première des choses. Il faut aussi être toujours motivé, à l’écoute du monde et des gens, être curieux, disponible, objectif, et savoir écrire… Si vous avez ça, vous avez une bonne base. 

louloute : Bonjour, combien d'années êtes-vous resté pigiste ? 

David Michel

David Michel : Trois ans. 

Le-pro : Si vous êtes licencié de L'Équipe, vous seriez capable de travailler sur quels autres sujets ? 

David Michel

David Michel : Pour ma part, et étant aussi DJ, je dirais que je pourrais travailler comme journaliste dans la musique. 

Denis : Bonjour David. Quel sport traites-tu à L'Équipe

David Michel

David Michel : À L'Équipe, en plus du football, je suis le spécialiste du surf et je traite aussi de skate, du ski freestyle, tout ce qui est aventure... 

39Bonjour, en quoi consiste votre travail ? 

David Michel

David Michel : Mon travail consiste à rédiger des articles pour le site web, le journal L'Équipe et le magazine L'Équipe, en fonction des sports dont je suis spécialiste : football et sports de glisse. Il consiste aussi à aller à la recherche d'informations, couvrir des événements, aller à la rencontre de sportifs pour des interviews. Et en tant que responsable, je manage aussi plusieurs personnes, dont des stagiaires. 

Chris : Quelle a été votre motivation pour devenir journaliste sportif ? 

David Michel

David Michel : Ma passion pour le sport et la lecture de la presse quand j’avais 8-10 ans. 

NicolasY a-t-il une différence notable entre la presse écrite, la télévision et la radio dans ce métier ? 

David Michel

David Michel : Oui ! Chaque support est différent. Si le fond reste sensiblement le même, la forme varie beaucoup. On ne relate pas de la même façon un sujet dans un journal ou sur le web ainsi que sur la TV ou encore la radio. En TV et radio, les sujets diffusés sont souvent très courts, il faut notamment être hyper concis. 

Utilisateur38 : Monsieur Michel, du coup c'est votre expérience pro en tant que pigiste qui vous a permis d'intégrer le journal L’Équipe ?

Zoé bonjour, comment avez-vous fait pour intégrer une rédaction telle que L’Équipe

David Michel

David Michel : N'ayant pas fait d'école de journalisme, j'ai appris le métier sur le terrain, à La Nouvelle République (Tours). Cette expérience m'a permis de convaincre mon futur employeur, L'Équipe, que j'étais capable de faire ce métier. 

yves : Est-il difficile de vivre du journalisme ? 

David Michel

David Michel : Pour faire fortune, il ne faut pas devenir journaliste ;) Mais on peut bien s’en sortir pour autant, à condition d’avoir un CDI et de travailler dans un média reconnu et influent. 

Chris : Que pensez-vous de cette citation : "Je suis journaliste. Je suis partout. J'écoute tout... J'écris tout ce que j'entends et j'invente ce que je n'entends pas", de Francis Blanche et Pierre Dac ? 

David Michel

David Michel : Blanche et Dac étaient des auteurs et humoristes... Cette citation ne reflète pas le travail du journaliste, lequel n’écrit pas tout ce qu’il entend et ne doit pas inventer ce qu’il n’a pas entendu… 

Chris : Doit-on obligatoirement maîtriser plusieurs langues ? 

David Michel

David Michel : Il faut au minimum maîtriser l’anglais, c’est devenu indispensable. Et si vous avez avec vous la maîtrise d’une autre langue comme l’espagnol, l’italien ou l’allemand, alors c’est parfait. 

Nicolas : Quel est le profil recherché par les rédacteurs en chef ? Plutôt un diplômé en journalisme ou un ancien sportif ? Est-ce la même chose dans les médias ? 

David Michel

David Michel : Si vous avez un diplôme d’une bonne école, c’est toujours une bonne chose. Un ancien sportif devient rarement journaliste, il devient consultant, ce n’est pas le même job. Ce dernier apporte son expertise liée à sa grande expérience d’ancien joueur. 

IlanBonjour, j'aimerais savoir quels ont été vos parcours respectifs.  

Olivia Audemar J'ai fait un bac ES, puis une prépa littéraire, une licence M1 et M2 histoire à Paris 1, puis l'IPJ (devenue IPJ Paris-Dauphine depuis), qui est une école de journalisme reconnue. Ensuite, j’ai rejoint France 3 Régions en tant que journaliste rédactrice (commentaires et voix), en partenariat avec des JRI (journalistes reporters d’images). Ensuite, je suis arrivée à l'Onisep en tant que journaliste spécialisée dans les questions d'éducation. 

adam 15 yo : Êtes-vous plutôt libre quand vous devez rédiger un article, ou non ?

David Michel

David Michel : En sport, nous sommes relativement, voire totalement libres. Après, on ne peut pas tout écrire. Nous recueillons parfois du « off ». Il y a des choses qui nous aident à maîtriser le sujet, mais que nous ne pouvons pas forcément citer ou mettre dans la bouche des personnes. 

Louna : Bonjour, je souhaitais savoir si, selon vous, certains domaines sportifs sont plus accessibles que d'autres (si le domaine des sports auto est plus difficile d'accès ou pas). 

David Michel

David Michel : Il existe a priori plus de débouchés dans certains sports, comme le foot, puisque c’est le sport numéro un. Son actu est importante. Mais, a contrario, il y a beaucoup de demandes pour couvrir ce sport, donc c’est plus compliqué pour s’y faire une vraie place. Le plus important à mon sens, c’est de foncer et de se spécialiser dans le, ou les, sports que tu aimes, où tu es la plus spécialiste. C’est comme ça que tu feras la différence. Si c’est le sport auto, alors c’est ça ta voie. Ta passion doit te guider. 

Khady Diallo : Est-ce que la femme est maintenant acceptée dans ce domaine ? 

David Michel

David Michel : Oui totalement, et de plus en plus. Les femmes n’ont jamais été rejetées, c’était juste plus compliqué avant d’y faire son trou. C’est beaucoup plus "open" désormais, fort heureusement. 

 

gabBonjour. Combien d'heures par semaine travaillez-vous ? 

David Michel

David Michel : En théorie, 39 heures. Après, dans ce métier, on ne compte pas trop nos heures. Ce ne sont pas de purs emplois de bureau. L'info n'attend pas, et on se doit donc d’être réactif. 

axelle : Comment se déroule une journée type ? 

David Michel

David Michel : Il n'y a pas vraiment de journée type. Il y a une partie à la rédaction, en ce moment aussi en télétravail, et bien sûr les reportages. Là, il n'y a pas de journée type du tout. Au bureau, ça commence par une conférence de rédaction, puis on déroule l'actualité liée à nos sports. Après, on a une seconde conférence de rédaction en début d'après-midi pour préparer l'édition du lendemain. 

Zoé : Bonjour, faire une école de communication peut permettre de devenir journaliste ? 

Utilisateur19_1 : Est-ce qu'un BTS ou DUT en communication peut amener aux concours de journalistes ? 

Olivia Audemar : Cette formation, comme d'autres cursus, peut permettre de préparer les concours de journalisme (à condition de bien les préparer à côté, en se renseignant sur les épreuves, sur l'actualité de l'année...), mais en soi, ce n'est pas l'idéal. 

Chris : Avantages et inconvénients de cette profession ou attraits et difficultés ? 

David Michel

David Michel : Avantages : un métier de passion, qui, par ailleurs, permet à la fois de rencontrer des personnes très intéressantes et de voyager. Inconvénients : j’en trouve peu. Mais il faut toujours être en alerte et disponible. On ne déconnecte que très rarement, c’est très prenant. 

David Michel

Utilisateur16 : Bonjour David, comment se spécialise-t-on dans un sport en particulier ? 

David Michel

David Michel : On ne se spécialise pas, on devient spécialiste, car c'est à la base un sport que l'on aime, que l'on pratique, et dont on a la culture. Ça se fait naturellement. 

Olivia Audemar : Il y a très peu de cursus en journalisme sportif. Ce n'est donc pas l'école ou la formation qui va spécialiser la personne. 

David Michel

David Michel : Si la personne a déjà des connaissances ou une passion pour un sport en particulier, il peut toujours en faire plus. Il faut approfondir en permanence sa culture dans ce sport. C'est ainsi qu'on devient un spécialiste. 

Nicolas : La concurrence entre journalistes est-elle forte ou acceptable ? 

David Michel

David Michel : Elle n’est pas forte non. Chacun creuse son sillon, trace sa route. La concurrence existe plus entre les médias qu’entre les journalistes. 

Utilisateur62 : Bonjour, quel a été le plus grand sportif que vous avez interviewé ? 

David Michel

David Michel : Pour le foot, Antoine Griezmann. Pour les sports de glisse, Kelly Slater. Mais je pense aussi à Mike Horn et Tony Hawk. 

john : Bonjour David. Quel a été votre pire interview ? Et pourquoi ? 

David Michel

David Michel : Je n'ai pas vraiment de mauvais souvenirs qui remontent. Pourtant, j'en ai fait beaucoup en 20 ans ! Mais bizarrement, je n'ai pas vraiment de mauvaise expérience, et encore moins de traumatisme... Je croise les doigts ! 

Nathan ETLING : Qui rêves-tu d'interviewer ?

David Michel

David Michel : Ce n'est pas forcément un rêve, mais ça fait un an et demi que je cours après Cristiano Ronaldo. C'est compliqué, mais je n'ai pas baissé les bras ! 

Elle Villeneuve : Bonjour, je suis au collège en 3e. Je désire connaître le métier de journaliste sportif. Malheureusement, je ne trouve pas de stage ! J’habite en Vendée.

Olivia Audemar : Il ne faut pas hésiter à solliciter les médias locaux, près de chez vous. Avoir une expérience dans le journalisme permet de connaître le métier, d’échanger avec des professionnels et d’affiner son projet. 

Utilisateur38La plupart de vos collègues journalistes à L'Équipe sont aussi des personnes qui n'ont pas fait d'école de journalisme ou c'est plutôt rare ? 

David Michel

David Michel : C'est plutôt rare. Je suis un cas isolé, un « ovni » dans ce métier. La très grande majorité des journalistes, y compris à L'Équipe, sont passés par une école. 

MathQuelles études faire avant une école recrutant à bac+2 ou bac+3 ou un master en journalisme ? 

axelle : Bonjour madame, quelles études pourriez-vous nous conseiller après le bac pour ensuite tenter le concours des écoles de journalisme ? 

Olivia Audemar : Il n’y a pas de voie royale. Les admis en écoles de journalisme sont issus de formations variées. Il est néanmoins conseillé de suivre un cursus généraliste permettant d’acquérir une solide culture générale, un esprit critique et un bon niveau d’expression écrite et orale. Beaucoup d’étudiants viennent de filières de lettres-sciences humaines. Mais une spécialisation pointue en droit, économie, sciences ou encore sport peut aussi être un avantage. Le mieux est de choisir des études qui vous correspondent avant de tenter les concours des écoles de journalisme. 

Nathan ETLING : Quelles démarches faut-il faire pour effectuer son stage de 3e à L'Équipe

David Michel

David Michel : Pour l'instant, notamment à cause de la Covid, il y a peu de sessions pour les stages de 3e. Il y en aura quelques-unes en 2021, mais pour 2020, c'est déjà plein. 

Thomas : Bonjour. En 1re générale je m’interroge sur le cursus le plus adapté pour exercer le métier de journaliste sportif. Merci de votre aide.

Olivia Audemar : Il est conseillé d’intégrer une école reconnue par la profession, qui permet notamment l’accès à certains stages. Vous pouvez intégrer après le bac un IUT (Cannes et Lannion sont reconnus). La sélection se fait sur dossier et entretien. Vous pouvez aussi suivre une filière à l’université ou faire une prépa et passer les concours des écoles reconnues recrutant à bac+2 ou +3. Autre possibilité : l’ESJ Lille (école reconnue par la profession) propose une filière « journaliste sportif » en partenariat avec l’université de Lille. Le recrutement se fait à bac+2 sur concours. Voir ce lien : http://esj-lille.fr/filiere-journaliste-sportif/ . Enfin, certaines écoles non reconnues proposent des cursus dédiés au journalisme sportif (IICP, IEJ, par exemple). 

Utilisateur46 : David, est-ce que vous aussi vous pensez qu'avoir un bon réseau est essentiel dans votre métier ? 

David Michel

David Michel : Le réseau est fondamental ! Un bon journaliste se doit d'avoir du réseau. Ça lui permet d'avoir des infos, mais aussi et surtout de les recouper. 

axelle : Le DUT (maintenant BUT) de l'IUT de Lannion est-il reconnu pour devenir journaliste ? 

David Michel

Olivia Audemar : Oui, il va être reconnu également par la profession. Ce sera effectif à la rentrée 2021. Ça se fera en 3 ans, et non plus 2, après le bac. 

Gus : Bonjour, vous avez eu la chance d'interviewer des pilotes de Formule 1 ? 

David Michel

David Michel : Non, je ne crois pas... Ce n'est pas mon sport de prédilection, même si je l'apprécie. Je n'ai pas eu l'occasion de m'approcher de ces pilotes. 

Nathan Etling : En classe bilingue depuis la maternelle, j'envisage de passer l'abibac (bac français + bac allemand), est-ce que ça peut être un vrai atout ? 

Olivia Audemar : Oui ! Parler plusieurs langues est un vrai atout dans le métier, et peut vous ouvrir les portes de certains médias. C’est une compétence à mettre en avant lors des concours et lors de votre insertion professionnelle ! 

Nicolas : Y a-t-il un concours d'entrée pour l'école de journalisme ou sommes-nous sélectionnés sur dossier après la licence ? 

Olivia Audemar : Les 14 écoles de journalisme reconnues par la profession recrutent sur épreuves ou concours, après le bac ou un bac+1 pour les IUT (Cannes et Lannion, accès sur dossier, test et entretien) ou un bac+3 (bac+2 pour l’EJT). La sélection est forte. Les écoles non reconnues recrutent à différents niveaux, de bac à bac+3. La sélection se fait généralement sur entretien et/ou épreuves. 

Utilisateur64 : Existe-t-il des écoles de journalisme dès la seconde ? 

Olivia Audemar : Parmi les 14 écoles reconnues, non. Il faut au minimum un bac pour se former au journalisme. Deux recrutent après le bac, IUT de Cannes et Lannion. Les autres recrutent à bac+3 (bac+2 pour Toulouse).

Nicolas : Quelles études sont les plus appropriées avant d'entrer en école de journalisme ? (licences littéraires ou Staps) 

Olivia Audemar : Il n’y a pas de voie idéale, il faut choisir une filière qui vous correspond avant de tenter les concours des écoles de journalisme. Pour les écoles reconnues par la profession recrutant à bac+3, les admis ont souvent un niveau supérieur, et sont souvent passés par des prépas littéraires. Les écoles recherchent avant tout une forte motivation chez le candidat, ainsi qu’une grande curiosité. Il est aussi vivement conseillé d’avoir fait des stages dans des rédactions. 

François : Combien gagne à peu près un journaliste par mois ? 

Utilisateur42 : Bonjour David, quelle est votre fourchette de salaire ? 

David Michel

David Michel : Cela dépend des médias. Le salaire débutant ou à la pige est variable mais d’environ 1600 euros. En CDI, dans un média important (L'Équipe, Le Monde, Libé, ou en télé, Canal+, BFM...), cela est souvent plus.

Nathan EtlingQuelles options ou spécialités choisir en première et terminale pour se préparer au mieux au métier de journaliste sportif ? 

Olivia Audemar : Pour le métier de journaliste en général, il est conseillé de suivre une spécialité en lien avec les sciences humaines et sociales, qui abordent notamment l’histoire, la géopolitique, les sciences politiques, ou en lien avec les langues ou l’économie. Mais avoir suivi d’autres spécialités ne vous ferme en aucun cas les portes des écoles. Les écoles sont à la recherche de candidats d’horizons divers. Il faut choisir des spécialités qui vous correspondent avant tout. 

Baptiste : Êtes-vous amené à beaucoup voyager pour votre travail ? 

David Michel

David Michel : Oui, le métier de journaliste sportif - c'est un de ses bons côtés - fait beaucoup voyager. J'ai voyagé dans le monde, j'ai couvert deux Coupes du monde, et pour le surf, je vais régulièrement à Tahiti et Hawaï. En France, je vais 5 à 10 fois par an en montagne ou au bord de l'Atlantique pour les compétitions. Pour le foot, on voyage beaucoup en règle générale. Mieux vaut ne pas être sédentaire de nature ! 

Utilisateur31 : Est-ce rédhibitoire de ne pas maîtriser l'anglais ? Peut-on s'en sortir sans ? 

David Michel

David Michel : La maîtrise de l’anglais devient indispensable. Surtout dans le milieu du sport, on ne traite pas que des sports franco-français. On est aussi censé lire certains médias étrangers, et on est en contact avec un réseau international. 

Olivia Audemar : L'anglais est vivement conseillé. Il est parfois demandé lors des épreuves des concours. Cela dépend du média où l'on travaille. C'est moins nécessaire en PQR (presse quotidienne régionale), mais dans les grands médias, c'est obligatoire. 

Alasa : Quelles sont les filières pour devenir journaliste à l'université ?

Olivia Audemar : Des parcours dédiés au journalisme sont proposés en licence Infocom, histoire, lettres ou encore langues à partir de la 2e année (L2) ou en 3e année (L3). Après la licence, les étudiants peuvent tenter les concours d’entrée dans les écoles de journalisme ou continuer en master de journalisme (pour 2 ans). Souvent, ce dernier privilégie un aspect du métier : journalisme web à CY Cergy Paris Université, journalisme et médias numériques à Metz (avec deux orientations possibles : narrations audiovisuelles et interactives ou données et dispositifs mobiles), audiovisuel, journalisme et communication scientifiques à l’université de Paris, journalisme culturel à Sorbonne Nouvelle ou encore nouvelles pratiques journalistiques à Lyon.

Un master de droit, d’économie ou de sciences peut permettre d’accéder à un emploi de journaliste dans la presse spécialisée. Certaines formations reconnues par la profession sont universitaires, avec la délivrance de masters (Celsa, CUEJ, EJCAM, EJDG, EPJT, IFP, IJBA, Sciences Po Paris). Il y a aussi les IUT, qui délivrent des diplômés spécialisés (Lannion et Cannes sont reconnus par la profession). 

Aurélian : Bonjour David, rentrer dans un IUT de journalisme pour 2 ou 3 ans est-il suffisant pour obtenir un emploi assez rapidement ? 

Olivia Audemar : Les deux IUT (Cannes et Lannion) sont reconnus par la profession, donc permettent de s'insérer dans le métier. Ils font partie des 14 formations reconnues. Les anciens élèves trouvent du travail à l'issue de leur cursus. 

axelle : Avec qui travaillez-vous au quotidien ? 

David Michel

David Michel : L'équipe qui m'entoure : ce sont 3 autres journalistes comme moi qui sont sous ma responsabilité, plus 2 stagiaires. J'ai aussi des collègues de travail, dont mon rédacteur en chef. Pour le travail sur mes articles, je suis en relation avec des sportifs, et tout le temps en contact avec leur entourage (agents ou attachés de presse). 

Antoine : Qu'entendez-vous par "reconnus par la profession" ?

Olivia Audemar : Je veux dire : reconnus par la commission paritaire nationale de l'emploi des journalistes, qui représente la profession. Il faut pour cela répondre à des critères précis : qualité de l'enseignement, matériel technique mis à disposition, présence de stages pratiques dans le cursus. Cette reconnaissance permet notamment d'obtenir des stages et de s'insérer plus facilement. Certains médias reconnus ne recrutent des stagiaires que parmi les diplômes de ces écoles. 

Le Modérateur : Nous prenons les dernières questions...   

Sigi : Bonjour. Quel parcours conseilleriez-vous pour devenir correspondant permanent à l'étranger ? 

Olivia Audemar : Il n'y a pas de parcours spécifique, mais passer par une école reconnue permet d'accéder à des stages dans les grands médias et donc espérer accéder à de tels postes. Mais maîtriser la langue et la culture du pays sont évidemment des atouts. 

Utilisateur102 : Comment se préparer aux concours des écoles ? 

Olivia Audemar : Pour bien se préparer, il est conseillé de se reporter aux sites web des écoles. Ils décrivent la nature des épreuves et permettent de consulter les annales des concours. Il est également important de faire des stages dans des médias, pour montrer sa motivation, et se rendre aux journées portes ouvertes des écoles pour rencontrer les élèves et les professeurs.
À noter : l’ESJ Lille et l’université de Lille proposent l’Académie ESJ Lille, qui permet aux étudiants de préparer les concours de journalisme tout en suivant leur licence à l’université. L’accès y est sélectif. Le CFJ dispose également d’une prépa, avec l’école W. Autres dispositifs intéressants pour se préparer aux concours, ouverts aux boursiers et gratuits : la Chance et la prépa Égalité des chances (ESJ Lille/Bondy Blog). 

Le Modérateur : Le tchat se termine. Olivia et David vont conclure.   

Olivia Audemar : Merci beaucoup d'avoir suivi ce tchat sur ce formidable métier. Je vous invite à consulter l'article consacré aux formations de journalisme sur notre site :
https://www.onisep.fr/Choisir-mes-etudes/Apres-le-bac/Principaux-domaines-d-etudes/Les-ecoles-de-journalisme 

David Michel

David Michel : Merci à toutes et à tous de nous avoir suivis, et bonne chance à chacun dans vos études et votre recherche d'emploi. C'est un métier fabuleux. Bonne chance, et foncez ! 

Nathan ETLINGMerci d’avoir répondu à toutes nos questions. Grâce à vous, j’y vois plus clair. Bonne fin d'après-midi.