Revivez le tchat sur le métier de carreleur.euse - mosaïste

Publication : 7 mai 2020
Vous êtes habile de vos mains et avez l'esprit créatif ? Le secteur du bâtiment travaux publics vous attire ? Thomas Landreau est carreleur-mosaïste. Vainqueur du mondial des métiers (WorldSkills de São Paulo au Brésil) en 2015, il est aujourd'hui à son compte. Il a répondu à toutes vos questions mercredi 6 mai. Revivez le tchat.
Mercredi 6 mai (14h - 15h) : le métier de carreleur.euse

Le Modérateur : Bonjour et bienvenue sur ce nouveau tchat de l’Onisep. Aujourd’hui, nous accueillons Thomas Landreau, carreleur-mosaïste, pour parler de son métier, de son parcours, de ses études. N’hésitez pas à lui poser vos questions. Bon tchat ! 

Thomas Landreau : Bonjour à toutes et à tous, heureux d'être parmi vous pour répondre à toutes les questions que vous vous posez sur mon métier ! 

Anaïs : Bonjour, vous avez passé quel diplôme ? 

Thomas Landreau : J'ai passé un CAP en 2 ans en alternance, puis un brevet professionnel (BP) en 2 ans, en alternance. Et j'ai fait quelques concours à côté de ça, ce qui m'a permis d'être 1er mondial de carrelage en 2015 à Sao Paulo au Brésil. 

As-de-pique : Qu'est-ce qui vous plaît dans ce métier ? Vous ne vous ennuyez jamais ? 

Thomas Landreau : Ce qui me plaît, c'est le côté visuel du carrelage. Il y a des millions et des millions de sortes de carrelages, que l'on peut mettre en œuvre de mille et une façons différentes. Comment s'ennuyer vu que l'on ne fait jamais la même chose ? Et ce qui me plaît, c'est la satisfaction des clients quand je termine leur projet ! 

Tom22 : Bonjour, est-ce que c'est un métier difficile physiquement ? 

Thomas Landreau : Oui très, car les carreaux sont de plus en plus grands et de plus en plus lourds. Après 3 semaines de congés sans poser de carrelage, le jour où je reprends, j'ai toujours des courbatures dans tout le corps le lendemain ! Donc, oui ça travaille physiquement ! Mais il faut toujours travailler de façon intelligente. Un dos, on en a qu’un ! 

Rémy : Bonjour. Est-ce que c'est important de savoir conseiller les clients dans votre métier ? Et comment faites-vous pour trouver des clients ? 

Thomas Landreau : C'est super important, et c'est ce qui m'a poussé à me mettre à mon compte. J'ai ce besoin d'aider et d'orienter les clients à faire des choses qu’eux n'avaient pas imaginées ! S’il n'y a pas de conseil, à quoi sert-on ? Les clients, je les trouve surtout par le bouche-à-oreille, et aussi par Internet. 

Flore : Bonjour, vous arrivez à travailler en ce moment ? Comment faites-vous ? 

Thomas Landreau : Je n'ai pas du tout arrêté, j'ai juste réduit mes semaines à 4 jours. Je suis seul dans ma société, n'étant pas installé depuis longtemps, donc je n'ai pas la contrainte de protéger mes salariés - juste moi et mes clients !

Certains clients ont refusé que j'intervienne chez eux, ce qui est normal. Vu que je fais des maisons neuves, j'interviens seul, sans présence du client ou d'autres corps de métier. 

Sylvain : Bonjour. Pourquoi vous êtes-vous mis à votre compte ? Pour gagner plus ? Quels sont les avantages et les inconvénients d’avoir sa boîte ? 

Thomas Landreau : Je ne me suis pas mis à mon compte pour le salaire, au contraire, car je gagne moins que quand j'étais salarié ! J’ai toujours eu l'intention de m’installer à mon compte (mon père était à son compte dans un autre secteur), pour pouvoir « filtrer » les chantiers, faire ce qui me plaît, être à l'écoute des clients, faire des projets qui changent de l'ordinaire ! Les avantages d'être à son compte : on arrange nos horaires comme on veut, et on peut acheter l'outillage qui nous convient le mieux. Les inconvénients : les papiers, les papiers, les papiers... ;-) 

Malty : Est-ce que vous avez eu une formation pour apprendre à gérer votre entreprise (la gestion et les comptes de votre boîte) ? 

Thomas Landreau : J'ai eu une petite formation « obligatoire » pour me mettre à mon compte, mais ce n'est pas suffisant à mon goût. Être patron ne s'improvise pas, il y a plein de choses que j'ai découvertes au fur et à mesure, et j'en découvre encore plein ! 

Utilisateur_1 : Vous prévoyez d'avoir des salariés dans votre société ? 

Thomas Landreau : Oui. Il y a tellement de demandes de travail que seul, je ne peux pas fournir. Le but du jeu, c'est surtout de former, apprendre aux jeunes mon métier, et, si possible, les garder après ! Il y a de moins en moins de carreleurs, et ce, partout en France. Pas d'autre choix que de transmettre. 

Utilisateur_1 : Vous pensez que c'est important de commencer à travailler dans une société avant de créer la sienne ?  

Thomas Landreau : C'est indispensable ! On apprend ainsi les bases du métier. Je ne vois pas comment s'installer sans être passé dans une entreprise au préalable. Il faut plusieurs années d'expérience pour être capable de se mettre à son compte, pas juste 2 ou 3 ans. Pour être au « top » dans le métier, je dirais qu'il faut une bonne douzaine d'années. J'ai commencé en 2007 et je me suis installé en 2019 ! 

Utilisateur3_2 : Vous travaillez plus dehors ou dans les maisons ? Avec quels types de matériaux ? 

Thomas Landreau : 90 % de travaux en intérieur, et le reste en extérieur. Je privilégie la météo : je préfère ne pas travailler dehors s'il fait froid ou s'il pleut. Certains matériaux supportent mal le froid (la colle, les joints...). 

Utilisateur10_1 : Est-ce que vous devez avoir d’autres connaissances comme la maçonnerie ou la plomberie ? 

Thomas Landreau : Oui, c'est bien d'avoir d'autres bases, et, de toute manière, on apprend tous les jours si on s'intéresse aux autres corps de métier. On touche forcément à tout. Après, je ne vais pas m'amuser à faire des soudures de plombier, ou un compteur d'électricien ! 

TI-PUNCH : Bonjour, quel genre de difficultés rencontrez-vous dans votre métier ? 

Thomas Landreau : Respecter les délais, et le côté physique du métier. Il ne faut pas être trop grand (mal de dos) ou trop gros (on est tout le temps en flexion, à genoux / debout). 

Gégé : Bonjour, les métiers du BTP sont-ils à risques s'il vous plaît ? 

Thomas Landreau : Oui il y en a, mais si on respecte les règles de base, et si on utilise l'outillage adapté, il n’y en a pas plus que dans d'autres métiers. 

Utilisateur20 : Bonjour, dans votre travail, qu'est-ce que vous trouvez facile ? Et, au contraire, qu'est-ce qui est le plus difficile (la comptabilité, par exemple) ? 

Thomas Landreau : Ce que je préfère dans le métier, c'est la fin d'un chantier, quand tout est propre et que je peux prendre la photo et voir le visage satisfait du client. Autrement : imaginer et proposer des projets hors du commun.

Le désagréable : travailler en hiver, seul dans des maisons pas chauffées. La compta, c'est un peu nouveau, je ne suis pas encore habitué, donc on verra... 

Pour se mettre à se compte : Et se mettre à son compte, c'est difficile ? 

Thomas Landreau : C'est un métier parfois solitaire. Se retrouver quelque temps sans projet peut être difficile. Et plus généralement, on est un peu livré à soi-même. Si on ne travaille pas pendant une semaine ou si on prend un mois de congé, on ne gagne rien... 

Utilisateur3_2 : Avec quels autres corps de métiers êtes-vous amenés à travailler ? 

Thomas Landreau : Dans les salles de bains, on a beaucoup affaire aux plombiers, forcément. Aux peintres, aussi. En règle générale, c'est avec eux que je travaille le plus souvent. L'électricien, c'est plus rare, il vient soit avant, soit après. On se croise rarement. Le maçon, lui, je ne le vois jamais ! 

Germalob : Vous avez appris quoi pendant le CAP ? Quelles matières ? 

Thomas Landreau : Au CAP, il y a les matières générales, classiques, mais en version "simplifiée". On a presque l'impression de se retrouver en 6e ! Les autres matières sont technologiques : techniques du bâtiment, atelier et dessin (dessin technique, du bâtiment, pas arts plastiques !). 

Sophie47 : Bonjour, je suis une lycéenne. Je suis en CAP carreleur-mosaïste, et, pour l'année prochaine, je ne sais pas si je veux continuer ma voie dans le bâtiment. J’hésite entre les cursus Agencement de finition du bâtiment (AFB) et bureau d'études (TBEE). Je suis en ligne droite pour savoir ce qui me va et ce qui ne me convient pas, mais je suis perdue. Pourriez-vous m'aider à savoir quel métier convient le mieux avec un CAP ? Merci beaucoup.

Thomas Landreau : Avec ton CAP, tu peux continuer vers un brevet professionnel (BP), de façon à approfondir tes connaissances dans le métier et dans le bâtiment en général. Après, il faut que tu saches si tu veux rester sur les chantiers, ou derrière ton bureau, ce sont des choix totalement opposés. Personnellement, j'ai fait le choix d'être sur les chantiers pour avoir ma liberté, plutôt que d'être "enfermé" dans un bureau, mais ce n'est que mon choix. 

TI-PUNCH : Que pensez-vous du bac pro Aménagement et finition du bâtiment ? Je préférerais que mon fils fasse un bac pro plutôt qu’un CAP, pour avoir plus d'ouverture pour l'avenir.

Thomas Landreau : Je ne suis pas trop d'accord. En bac pro, on est à l'école, il n'y a rien de concret, alors qu'en alternance, le jeune est obligé de travailler avec ses mains. Il apprend les techniques concrètement. Un employeur recherche plutôt un jeune qui aura accumulé de l'expérience au bout de deux ans. Donc plutôt CAP que bac pro, en ce qui me concerne. En plus, en bac pro, on fait des stages, donc pas de revenus, ce qui est aussi un avantage du CAP. 

Pour se mettre à se compte ? : Bonjour. C'est combien d'années d'études pour faire ce métier ?

Thomas Landreau : Minimum deux ans de CAP, puis, éventuellement, deux ans de brevet professionnel et une année supplémentaire dans un métier connexe (ce que je n'ai pas fait personnellement, car le métier de moquettiste ne m'attirait pas spécialement). 

Sandra : Est-ce qu'il y a quand même des femmes dans ce métier ? 

Thomas Landreau : Oui, j'ai travaillé avec beaucoup de femmes dans mon métier, et justement je trouvais ça très agréable, car ça change l'ambiance du chantier. L'organisation d'une femme sur un chantier est différente de celle d'un homme ! 

Jol78 : Bonjour, avez-vous une formation artistique pour apprendre à mettre les bonnes couleurs ensemble par exemple ? Merci.

Thomas Landreau : Pas une formation dédiée, mais on acquiert quelques notions de dessin au CFA (Centre de formation des apprentis). Ça fait partie des bases de la déco. 

bibi : Ça vous a aidé de gagner le mondial des métiers ? 

Thomas Landreau : Oui ! Ça a changé complètement ma vie. C'était en 2015, et aujourd'hui encore des gens font appel à moi grâce à cela. C'est une énorme carte de visite. 

Quelques réalisations de Thomas Landreau en images

Manu : Est-ce qu'il est facile de trouver de l'emploi dans votre secteur ? 

Thomas Landreau : C'est très, très simple : si l'on est débrouillard et volontaire, on peut trouver du travail juste en passant un coup de téléphone. Actuellement, je suis à la recherche d'un salarié ou d'un apprenti, mais personne à l’horizon ! À bon entendeur... ;-) 

bibi : J’aime votre métier, mais je ne suis pas très patient. Est-ce que c’est un gros problème ? 

Thomas Landreau : Je ne suis pas patient non plus ! ;-) C'est vrai que ça reste un métier de patience (quand on a une maison de 200 m2 à carreler, par exemple), mais quand on aime ce qu'on fait, on n'a pas le choix : perdre patience face à un client, c'est la catastrophe assurée ! J'essaie de choisir mes chantiers de sorte que ce soit le moins routinier possible. 

TI-PUNCH : Vous êtes sur quelle commune ? 

Thomas Landreau : À Saint-Père-en-Retz, près de Pornic, sur la côte Atlantique. Mon secteur d'activité comprend Guérande, La Baule... Tout chantier face à la mer, je suis preneur ! 

Math : Bonjour à vous. J'aimerais travailler dans les travaux publics ou la construction en général. Quels sont les métiers possibles ? 

Thomas Landreau : Il y a un choix énorme dans ces 2 domaines. Déjà, il faut que tu saches si tu as une préférence pour les chantiers publics (type immeuble, logement collectif, lotisseurs...) ou les chantiers particuliers (en direct avec les clients). Après, veux-tu travailler dehors ou à l'intérieur ? Préfères-tu travailler le bois, le plâtre, la céramique, le cuivre, le goudron, le béton... ? Ces deux domaines sont très vastes. Il faut faire des stages pour tester ! 

Hugodeparis : Vous avez dû faire quoi pour être 1er mondial ? Quel chemin ? Et quel produit ? 

Thomas Landreau : C'est mon formateur au CFA qui m'a repéré pendant les cours d'atelier et m'a appris l'existence de ces concours. J'ai passé 6 années à m'entraîner pendant que j'étais en entreprise, en retournant voir mon formateur. Il y a des niveaux : national et international. Ça m'a pris énormément de temps. J'ai dû faire une croix sur des projets personnels, sportifs notamment, pour me consacrer totalement à ce projet. 

Calypso : Bonjour, ce métier peut m’intéresser parmi d'autres dans le bâtiment, mais j'ai peur d'être la seule fille. Savez-vous s'il y a beaucoup de carreleuses ? 

Thomas Landreau : Vous ne serez pas la seule femme ! J'ai travaillé avec pas mal de femmes dans le carrelage. C'est un métier physique, mais qui demande beaucoup de minutie, et ça, ça plaît aux femmes... et aux clients ! 

Stéphanie : Est-ce que vous ne faites que des sols ou aussi des tables, des décorations murales ? 

Thomas Landreau : Je le fais, mais à titre perso, car essayer de vendre de tels produits, c'est très compliqué. Ça prend beaucoup de temps, et la facture est vite salée... Mais j'aimerais bien… 

Coraline : Bonjour, vous seriez prêt à embaucher une fille ? 

Thomas Landreau : Oui, très volontiers ! Peut-être même plus qu'un homme. Devant les clients, une femme passe toujours bien, et puis j'apprécie leur minutie et leur sens artistique, que n'ont pas toujours les hommes. J'ai travaillé avec pas mal de femmes, et c'était très intéressant. 

Nana48 : Est-ce que l'aspect artistique ou esthétique est important dans votre travail ? 

Thomas Landreau : Oui. En tout cas, dans ce que je souhaite faire. Ce n'est pas forcément le cas de toutes les entreprises. Certaines veulent faire des supermarchés, des immeubles... Pas moi. Je maîtrise l'informatique, la conception 3D (je suis le seul dans mon secteur à le faire), et j'aime proposer des idées par rapport à ce que le client demande, pour faire quelque chose d'unique. 

dam's : Qu’est-ce que vous avez fait de plus beau selon vous ? L’endroit le plus beau où vous avez travaillé ? 

Thomas Landreau : Il y en a eu pas mal ! Forcément, les gros chantiers. J'ai déjà travaillé pour un milliardaire et plusieurs millionnaires. Là, on en prend plein la vue ! Les surfaces sont grandes, voire démesurées. Ce sont des hammams, des piscines (extérieures uniquement). J’ai fait quelques gros chantiers d'exception. 

LouC : Bonjour, c'est vous qui conseillez les clients ou ils arrivent déjà avec des idées de déco ? 

Thomas Landreau : Les clients arrivent avec leurs idées (photos trouvées sur Pinterest). Je travaille un peu comme un tatoueur : le client arrive avec son idée, et je l'interprète à ma manière pour apporter une touche personnelle. Si le client a les moyens de se faire plaisir, je peux faire des trucs vraiment originaux. 

TI-PUNCH : Faites-vous vous-mêmes les motifs sur les carreaux ? 

Thomas Landreau : Non, à part pour le concours, où j'ai créé moi-même les motifs. En règle générale, les carreaux sont déjà tout faits. 

Jojo22350 : Combien on gagne au début de sa carrière ? Et quand on est à son compte ? Pour combien d'heures de travail ? 

Thomas Landreau : En début de carrière, après 4 années d’études, j’ai commencé à un salaire mensuel de 12,50 € de l'heure. 4 ans plus tard, j'étais à 14,50 € de l'heure. À mon compte, c'est différent : je me verse un salaire selon le besoin. Je ne vais pas me verser 5 000 € dans le mois si c'est pour être dans le rouge le mois suivant, mais 2 500 € me semble correct. 

Roro : Bonjour, vous dites que vous gagnez moins en étant votre propre patron que lorsque vous étiez salarié, mais vous travaillez plus qu'avant ?  

Thomas Landreau : Oui, plus qu'avant, mais c'est différent. Je le fais pour moi, c'est une grosse différence ! On voit moins le temps passer. 

Hyder : Est-ce que vous avez fait votre propre maison ? 

Thomas Landreau : Oui. C'étaient des rénovations. J'ai cassé tout l'intérieur pour tout refaire. À force de s'intéresser aux autres métiers, on finit par tout pouvoir faire soi-même... 

TI-PUNCH : 14,50 euros brut ou net ?

Thomas Landreau : Ce sont des chiffres bruts. 

Stéphanie : Vous prenez des stagiaires ? 

Thomas Landreau : Oui, j'en ai d'ailleurs un en ce moment (un jeune de CAP qui ne trouvait pas d'entreprise en sol-moquette, et qui fait une semaine en carrelage à la place). 

mathys : Est-ce que vous êtes cher par rapport à la concurrence ? Du fait notamment d'avoir gagné le mondial des métiers ? 

Thomas Landreau : Un petit peu plus cher, mais pas forcément du fait du concours, plutôt parce que je propose des prestations un peu différentes (plans en 3D, différents types de déco que les concurrents ne proposent pas). J'essaie toujours d'apporter de la nouveauté. Je surveille les tendances du moment dans les autres pays, via le Net. 

Utilisateur3_1 : Vous êtes sur un ou plusieurs chantiers ? 

Thomas Landreau : Je suis souvent sur plusieurs chantiers en même temps. Mais j'évite de trop m'étaler, sinon on ne finit jamais les chantiers à temps. 

LouC : Vous avez dit que vous étiez le seul à faire de la conception 3D. Vous avez appris où ? 

Thomas Landreau : En regardant des tutos sur YouTube, et à force de pratiquer. 

TI-PUNCH : Combien faites-vous d'heures par semaine ?
Thomas Landreau : Sur le chantier, au moins 35-40 heures, plus une journée (7 heures) pour les papiers... 

Le Modérateur : Nous prenons les dernières questions 

TI-PUNCH : Combien de temps vous prend un chantier à peu près ? 

Thomas Landreau : Carrelage et faïence dans une maison neuve de 80 m2 avec une salle d'eau : compter une semaine. 

Ma-voca : Bonjour, comment voyez-vous votre entreprise dans 10 ans ?  

Thomas Landreau : Dans 10 ans, je me vois bien avec 5 ou 6 salariés. Le but du jeu, pour moi, ce serait d'être moi-même fournisseur du carrelage, en plus de vendre la prestation de carreleur. Pour l'heure, j'achète mon carrelage à des revendeurs. 

LouC : Les nouvelles technologies ne sont pas au programme scolaire donc ?  

Thomas Landreau : Pas du tout.

Le Modérateur : Le tchat se termine. Thomas, le mot de la fin ? 

Thomas Landreau : N'hésitez pas à faire un stage « découverte », d’une ou deux semaines, cela permet de se faire une idée du métier. C'est assez pour suivre un chantier du début à la fin. Je vous conseille de privilégier les petits artisans aux grosses entreprises. Merci de toutes vos questions et bonne journée ! 

TI-PUNCH : Merci beaucoup pour toutes ces infos ;-) 

Le Modérateur : Merci à toutes et à tous de votre participation. Merci à Thomas pour ses réponses et ses conseils. Nous vous souhaitons une belle fin d’après-midi et nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau tchat sur le métier de chef de projet en Recherche et Développement.

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