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Se réorienter, chemins d’étudiant·e·s

Chloé, en master de philosophie

Paca - Nice / Publication : 9 décembre 2019
Chloé, la philosophie comme fil conducteur

Maths ou lettres ?

En seconde, j’étais aussi bonne en maths qu’en français. C’est sur les recommandations du conseil de classe que j’ai suivi la filière littéraire. Un bon choix puisque j’ai eu plus de 18 de moyenne au bac.

Mais je ne savais pas quelle orientation prendre. Toujours sur les conseils de professeurs, j’ai candidaté pour une classe prépa littéraire, mais avec beaucoup d’hésitation : cette classe me semblait très difficile et je l’appréhendais comme une épreuve presque insurmontable. Refusée dans la section Lettres et sciences sociales,  j’ai été prise en Lettres.

La classe prépa, c’était génial !

Surtout la 1e année…j’avais l’impression qu’on me donnait du savoir gratuitement et qu’on me poussait à donner le meilleur de moi-même. La 2e année, il y a plus de pression avec les concours à passer mais c’est aussi plus intense avec un approfondissement dans toutes les matières…C’est en classe prépa que j’ai vraiment découvert et aimé la philosophie.

Ceci dit, je ne savais toujours pas quelles études poursuivre. J’ai passé les concours : de l’ENS spé philosophie (je n’étais pas loin de la sous-admissibilité d’ailleurs), d’écoles de commerce car elles ouvrent des possibles et ne m’enfermaient pas mais c’est finalement l’IEP que j’ai intégré en 2e année.

L’IEP, ce n’était pas pour moi

J’y suis restée 2 ans mais après la prépa, je trouvais les cours moins enrichissants, même si j’ai abordé de nouveaux sujets comme la politique ou le droit…Et puis, je voulais obtenir en parallèle une licence de philo mais avec 40h de cours par semaine, c’était mission impossible.

Un projet professionnel s’est dessiné : faire du lobbying environnemental pour avoir un impact  sur la transition écologique des entreprises mais mon stage de 5 mois en 3e année dans la communication d’influences a tout remis en question. Ce sont des métiers dynamiques, toujours en mouvement, « à la mode »  mais qui ne faisaient pas sens pour moi.

J’ai alors demandé à l’IEP une césure d’un an pour suivre une licence de philosophie. J’ai réussi l’examen et dans la foulée, j’ai quitté l’IEP pour poursuivre mes études dans cette matière… Ce ne fut pas une décision facile, il y a une certaine pression sociale , voire incompréhension de l’entourage. « Comment peut-on quitter une école éminemment réputée, socialement valorisante pour des études dont les débouchés semblent restreints ? !!!! »

La philo, fil conducteur de mon parcours

Mais cette réorientation est un bonheur. Je n’ai aucun regret. Actuellement en master philosophie, je  fais des études qui me correspondent, je m’épanouis et je réussis d’ailleurs bien mieux maintenant qu’à l’IEP.

La suite ? Poursuivre cette réflexion sur le monde en faisant une thèse sur le travail.