Le lycée Nouvelle Chance à Toulouse

Rencontre avec Cécile Flodrops, coordonnatrice du lycée Nouvelle Chance à Toulouse.
En 2016, Toulouse se dote d’un lycée Nouvelle Chance. Découvrez comment les élèves accèdent à cette préparation au bac ainsi que les actions proposées durant cette année un peu particulière.

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Cécile Flodrops, d’où vient cette initiative et à quoi correspond-t-elle ?

Au niveau national, ces structures existent depuis 20 ans ! Elles ont fait leur preuve avec, en moyenne, 75% de réussite au bac. La préconisation est, a minima, une ouverture par académie.

Dans un même temps, un bilan avait mis en exergue un nombre non négligeable de jeunes qui, suite à un échec au bac, ne se représentaient pas à l’examen. Le lycée de la Nouvelle Chance est une réponse à ce constat. C’ est une structure de retour à l’école qui poursuit deux objectifs distincts « réconcilier les jeunes avec l’école » et « les amener à la réussite au bac ». Il accueille des jeunes en rupture avec l’école, avec un arrêt allant de plusieurs mois à quelques années, ayant échoué au bac ou des élèves triplants. Ils ont généralement 19-20 ans. L’année dernière, nous avons accompagné 28 élèves, tous se sont présentés au bac, 64 % l’ont obtenu et aucun élève n’a décroché, objectif que nous poursuivions.

Comment un élève intègre-t-il le lycée Nouvelle Chance ?

En premier lieu, le jeune est reçu par un psychologue de l’éducation nationale au sein d’un CIO où sa situation est examinée. Si le passage du bac semble être la meilleure solution, nous le recevons, avec un professeur pour lui présenter la structure et son fonctionnement. Si le jeune choisit de s’engager, il intègre le lycée pour une année. Nous accueillons les élèves jusqu’à la fin des inscriptions au bac, les effectifs grossissent progressivement jusqu’à décembre-janvier.

Concrètement, quel sera le programme de ces élèves ?

Chacun a un emploi du temps personnalisé en fonction des dispenses de matières et du bac préparé. Le lycée propose le bac L, ES, S et STMG. Les cours se déroulent à heure fixe, travailler à l’extérieur est impossible. La capacité est de 40 jeunes répartis en groupes d’une dizaine de jeunes. Cependant, pour certaines disciplines comme l’histoire géographie, les élèves de S, ES et L sont regroupés, ils peuvent être une vingtaine. En dehors, il y a des temps collectifs de remédiation avec des enseignants ou des intervenants. Cette année il y avait des heures d’aide aux devoirs, de méthodologie, des temps d’entraînement à l’évaluation ou d’évaluation accompagnée, des heures de vie de classe pour mettre en place des projets, des journées d’intégration, un stage de révisions du bac dans les Pyrénées, des cours d’aide à l’expression écrite. En parallèle, les élèves volontaires peuvent s’inscrire dans des modules, en fonction des besoins identifiés, comme un atelier de sophrologie. Chaque élève a un enseignant référent qui, par le biais d’entretiens, suit sa scolarité, évoque les difficultés personnelles qui influent sur sa scolarité, évalue les besoins de conseils pour l’orientation... Certains cours se font en inclusion comme l’EPS ou certains enseignements de spécialité. Mais cette inclusion en terminale n’est pas toujours évidente.

Un entretien avec Nicolas Madiot : chef du service académique d'orientation en décembre 2016

 

La plaquette du Lycée la Nouvelle Chance de Toulouse

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