Témoignages de professionnels

Cadettes de la République - police nationale

Ce clip témoigne de la mixité dans la formation des cadets de la République.

Le(la) cadet(te) de la République, option police nationale, bénéficie d’un dispositif intégrant la formation à l’emploi d’adjoint de sécurité (ADS) et d’une préparation à un concours spécifique de gardien de la paix.

Cadettes République

Informations :

- Avoir entre 18 et 30 ans,
- Être de nationalité française,
- Avoir une bonne acuité visuelle et une bonne condition physique,
- Avoir accompli la journée d’appel de préparation à la défense (JAPD) ou la journée défense et citoyenneté (JDC),
- Avoir un casier judiciaire vierge.

Chaque candidat(e) est soumis(e) à un examen médical auprès d’un médecin de la police nationale. Cet examen comporte obligatoirement un dépistage de l’usage des produits illicites.
Aucun niveau d’études n'est demandé.
Le montant de l'allocation d’études est de 492 euros nets par mois en tant que cadet(te) ; la rémunération d’un adjoint de sécurité s’élève à 1157 euros nets par mois en province, à 1232 euros par mois pour la région Ile-de-France.

Épreuves de sélection :

  • Tests psychotechniques
  • Épreuves physiques
  • Entretien de motivation devant un jury
  • Examen du dossier de candidature

Formation :

Le(la) cadet(te) de la République bénéficie pendant 12 mois d'une formation alternée :

  • en lycée professionnel (12 semaines) : français, histoire et géographie, mathématiques, informatique, langue vivante (anglais) ;
  • en école de police (28 semaines) : formation professionnelle à l'exercice des missions d'adjoint de sécurité et préparation aux épreuves du concours de gardien de la paix ;
  • dans un service de police : 7 semaines de stage pratique.

A l’issue de la scolarité, il(elle) poursuit son contrat en qualité d’ADS et peut également bénéficier des mesures d’insertion professionnelle offertes aux ADS.


Les cadettes de la République par droniseptoulouse 

Les premières femmes Gardiens de la Paix

En 1914, le Préfet de Police Célestin Hennion décide de la création de douze postes de dactylographes pour des femmes. En 1935, deux assistantes de police en uniforme sont nommées à la Direction Générale de la Police Municipale.

dactylo police

En 1953, les femmes peuvent accéder au concours d'Officier de Police Adjoint. Et en 1964, des auxiliaires féminines sont recrutées pour le contrôle des stationnements payants et à la surveillance des sorties d'écoles.

Dès 1968, on assigne les femmes à la protection des mineurs et en 1971 elles accèdent à tous les postes de policiers en civil.

En 1975, quatre postes sont ouverts dans le corps des commissaires de Police.

Mais le Corps des Gradés et Gardiens de la Paix résiste et c'est finalement en 1979 que le concours s'ouvre aux femmes. Le 5 mars 1979, cinquante et une femmes intègrent le Centre Régional d'Instruction de la Police Nationale (aujourd'hui école de Police de Reims), pour accéder à "un métier d'homme" comme le soulignait l'affiche de recrutement de l'époque.

affiche police

Elles devaient être âgées de 21 ans au moins et 26 ans au plus ; mesurer au minimum 1,58 mètre. Des épreuves d'éducation physique, une dictée (cinq fautes éliminatoires), une rédaction et des épreuves d'arithmétique les départageaient ; le tout au niveau du certificat d'étude. Elles effectueront un stage de cinq mois en école et seront affectées dans une compagnie urbaine en province et à Paris, voir à la Police de l'air et des Frontières.

Au moment du concours, leur uniforme n'est pas encore vraiment prévu. Il sera bleu marine comme les hommes mais sera adapté à leur morphologie féminine.

Cette année là elles représentent 3,3% des élèves Gardiens de la Paix en France contre 25% aujourd'hui dans les écoles de Police.

Source : "Les premières femmes Gardiens de la Paix"

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