La biqualification, pour sécuriser les parcours professionnels

Des formations biqualifiantes dans l’enseignement agricole public permettent aux exploitants agricoles de compléter leurs revenus en développant une activité annexe dans le secteur sportif ou touristique. Complément du magazine Onisep Plus, Métiers du sport : sportif, mais pas que ! n°44.

biqualification

Le 22 novembre 2016, une convention visant à développer les formations biqualifiantes dans l’enseignement agricole public et privé a été signée entre le ministère de l’Agriculture et le ministère des Sports.

Son but ?

Permettre aux exploitants agricoles, qui rencontrent de plus en plus de difficultés à vivre de leur activité, de compléter leur revenu en développant une activité annexe, dans le secteur sportif ou touristique.

Pour ce faire, la convention prévoit, depuis la rentrée 2017, le développement des activités sportives de qualité pour tous, en complément de l’EPS, Éducation physique et sportive, dans l’enseignement agricole.
En outre, les élèves, étudiants (BTS, Brevet de technicien supérieur agricole), apprentis et stagiaires inscrits dans des sections sportives de collèges ou lycées de l’enseignement agricole peuvent désormais s’engager dans la préparation à un diplôme d’encadrement et d’animation d’activités sportives et de loisirs, en complément de leur parcours principal. Il peut s’agir de diplômes délivrés par les fédérations sportives, de diplômes délivrés par le ministère chargé des sports ou d’autres ministères (ex : BNSSA, Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique), ou autres certifications (ex : CQP, Certificat de qualification professionnelle), selon les réglementations propres à chacune d’entre elles.
À noter : les biqualifications doivent favoriser la complémentarité des parcours de formation, au regard notamment de spécificités telles que la saisonnalité, les caractéristiques géographiques, etc.

La nécessité de proposer des formations biqualifiantes a d’ores et déjà été confirmée par deux lois en 2014 et 2017, pour les établissements de formation professionnelle situés en zone de montagne. Ainsi les étudiants du lycée de Montmorot (Jura) peuvent préparer un BTS agricole Gestion et protection de la nature (GPN) en même temps que le diplôme d’Accompagnateur en moyenne montagne.

L’exemple du LEGTA de la Lozère site Rabelais 

Le lycée d’enseignement général et technologique agricole de la Lozère, site Rabelais, dispose d’une offre de formation « agricole/sport » complète et complémentaire, en lien avec le monde du cheval ; elle entend ainsi permettre à ses élèves d’envisager une pluriactivité dans ce domaine, synonyme de complément de revenus.
Elle associe pour ce faire, dans le cadre de l’enseignement agricole, une section sportive équitation ; 2 CAP agricoles (Certificats d’aptitude professionnelle) Palefrenier Soigneur et Maréchal-Ferrant ; un Baccalauréat Professionnel Conduite et gestion d’une entreprise hippique ; un BTM (Brevet technique des métiers) Maréchal-Ferrant avec un BPJEPS (Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport) Activités équestres (bi mention : mention équitation et mention équestre) développé pour le compte du ministère des Sports.
En outre, l’établissement forme également au BPJEPS Pêche de loisir et envisage d’instaurer de nouveaux BPJEPS autour de son BTS agricole Gestion et protection de la nature. Un secteur auquel s’accommodent bien des activités liées à la pêche ou à la randonnée.

 

Audrey Coster, rédactrice Onisep

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