De la robotique à la cobotique

Dans l’industrie, la robotique a permis d’automatiser la production, conférant aux opérateurs une fonction de supervision. Aujourd’hui, la robotique s’inspire des sciences de la vie et donne naissance à des robots capables d’interagir avec les humains.

Automatisme

Un esprit collaboratif

Collaboratif : tel est le sens du « c » de cobotique. Ce domaine de la robotique permet de réaliser des actions en faisant intervenir de manière interactive un humain et un robot. De cette manière, les tâches répétitives, pénibles, dangereuses ou pour lesquelles l’être humain apporte peu de valeur ajoutée sont déléguées à la machine. Le cobot apporte à l’opérateur sécurité, force, précision, souplesse et confort sans lui ôter ses capacités d’analyse et de décision.

Mécanique et sciences cognitives

L’Institut P’, le laboratoire de recherche des domaines des Sciences Physiques et des Sciences de l’Ingénierie associé à l’université de Poitiers, explore cette approche à travers l'équipe RoBioSS (Robotique, Biomécanique, Sport, Santé). La démarche associe la robotique, la mécanique, l’électronique aux sciences cognitives. 

Jean Pierre Gazeau, ingénieur de recherche au CNRS et Philippe Vulliez, enseignant-chercheur, tous les deux membres de ce programme expliquent : « Nous travaillons à la fois avec des spécialistes des neurosciences pour développer des systèmes de contrôle moteur et sensoriel que nous intégrons à nos robots et des enseignants de la faculté des sciences et technologie des activités physiques et sportives pour étudier les mouvements du corps humain. Nos recherches portent sur la dynamique des systèmes polyarticulés, l’évaluation de la performance motrice, la préhension et la conception de systèmes mécaniques innovants. Le résultat du travail théorique se voit concrètement dans les applications réalisées. C’est ce qui est passionnant ! »

La preuve par le geste

Le robot collaboratif est capable d’apprendre par le geste. L’opérateur effectue les déplacements souhaités avec le bras du robot : celui-ci, se souvenant du mouvement, peut ensuite le répéter.

 

Guillaume, apprenti ingénieur en mécatronique au CNAM explique le processus : « Ce robot est un robot collaboratif qui possède plusieurs moteurs et de nombreux capteurs. Je le manipule pour lui apprendre une tâche. Par exemple, si je dessine quelque chose avec lui, il mémorise mes gestes et refait le dessin par lui-même. » 

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