Quelle reconnaissance pour les diplômes du supérieur ?

Grades, diplômes visés, titres, labels, certificats ... Comment s'y retrouver dans la liste des dénominations utilisées par les établissements du supérieur en matière de reconnaissance de diplômes ? Le point sur les appellations les plus rencontrées en termes de validation de diplômes.

Master

Les diplômes nationaux

BTS, licence, diplôme d'État... Les diplômes nationaux sont délivrés au nom des ministères de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation, mais aussi d'autres ministères (Agriculture, Culture, Santé, Sports...). On y trouve les  BTS (brevet de technicien supérieur),  DUT (diplôme universitaire de technologie), DEUST (diplôme d'études universitaires scientifiques et techniques), licences, masters, doctorats ou encore les  DE (diplômes d'État) indispensables pour exercer dans les secteurs du médical, du paramédical, du social ou dans l'architecture. Les diplômes nationaux se préparent dans les universités, lycées, écoles spécialisées, publics et privés, sous contrat et hors contrat avec l'État. Connus par les employeurs, la plupart permet de poursuivre ses études à un niveau supérieur.

Les grades (licence, master, doctorat – LMD)

Les 3 grades de l'enseignement supérieur (licence, master, doctorat) correspondent à des paliers de formation européens. En France, les universités délivrent leurs diplômes nationaux avec le grade correspondant (L = licence, M = master, D = doctorat). Chaque année d'étude donne lieu à des crédits (ECTS). Certains diplômes d'écoles reconnues de niveau bac + 5 confèrent également le grade de master (diplômes d’écoles d’ingénieurs, diplômes d’état d’architecte, diplômes des écoles nationales supérieures d'art, des IEP (instituts d'études politiques) ou de certaines écoles de commerce et de gestion...). Bien qu'il bénéficie d'une reconnaissance de niveau officiel à bac + 5, un diplôme d'école conférant le grade de master n'est pas équivalent à un diplôme national de master. Il en est de même pour le grade de licence qui est conféré à quelques diplômes : le  DCG (diplôme de comptabilité et de gestion), le diplôme d'études en architecture, les diplômes d'État d'infirmier et d'ergothérapeute.

Attention : certaines formations, proposées par des écoles privées, portent abusivement le terme de master (master of science, master of arts...), sans être des diplômes nationaux et sans délivrer le grade correspondant.

Le titre d'ingénieur

Le terme d'ingénieur désigne à la fois un diplôme et un métier. Le titre « d'ingénieur diplômé » est reconnu et protégé par la Commission des titres d'ingénieur (CTI). Les écoles d'ingénieurs publiques et privées, accréditées par la CTI sont les seules à délivrer le titre d'ingénieur. Parmi elles, certaines sont rattachées à l'université. Le titre d'ingénieur diplômé est reconnu par les employeurs. Il permet d'obtenir le grade de master, et donc de poursuivre des études, à l'université notamment.

Les diplômes visés

Le visa est accordé pour une durée de 1 à 6 ans à certaines formations par le ministère chargé de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, au terme d'une procédure assez lourde. Plus de 70 % des formations visées sont proposées dans le cadre des écoles de commerce et de gestion. D'autres écoles proposent des diplômes visés, comme par exemple l’école d’ingénieurs UniLaSalle.

Les titres répertoriés au RNCP

Le RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) évalue les titres et certificats d'école qui mènent à un métier. Ils sont classés par domaine d'activité et par niveaux, de 1 à 5. Les employeurs peuvent plus facilement repérer les compétences acquises à l'issue de la formation. Pour les formations qui ne bénéficient pas d'une reconnaissance par l'État, la certification RNCP  est la seule garantie donnée aux étudiants et aux futurs recruteurs de leur adaptation à l'évolution des qualifications et de l'organisation du travail. La certification est accordée pour une durée précise, de 1 à 5 ans, après examen d'un dossier de candidature.

Attention. Il n'existe pas d'équivalence de droit entre deux titres certifiés. L'inscription au RNCP ne  suffit pas à donner une équivalence de niveau avec un diplôme de l'Éducation nationale, d'autres ministères ou des diplômes étrangers. L'enregistrement au RNCP garantit le niveau de la qualification professionnelle mais pas son niveau académique. Elle ne permet donc pas forcément la poursuite d'études.

Les labels de la CGE

La CGE (Conférence des grandes écoles) est une association regroupant de grandes écoles d'ingénieurs, de management, d'architecture, d'art, etc. Et qui peut accréditer leurs formations en délivrant différents labels. Toutes sont reconnues par l'État et délivrent un diplôme de niveau bac + 5 conférant le grade de master. Elle compte aussi parmi ses membres des entreprises, des associations d'enseignants ou d'anciens élèves. Pour un étudiant, intégrer une école qui appartient à ce réseau est un gage de qualité (même s'il n'a pas de valeur officielle auprès du ministère de l'Éducation nationale). Pour distinguer les formations les plus exigeantes de ses écoles, la CGE a créé des labels : le mastère spécialisé (MS), se prépare en 1 an minimum, après un bac + 5. Il apporte des connaissances dans un domaine précis pour se spécialiser ou, au contraire, acquérir une double compétence. Les MS ont pour but d'être adaptés au marché de l'emploi, leur contenu est donc en perpétuelle évolution. Le MSc (ou mastère en science, mais seul le sigle est protégé par la CGE), préparé en 18 mois, est d'abord destiné aux étudiants internationaux détenteurs d'un bac + 4. Dispensés en anglais, il en existe une cinquantaine.

Les certificats d'écoles

Différents types d'établissements, reconnus ou non par l'État, peuvent délivrer à l'issue de leurs formations, des certificats d’école qui leur sont propres. Ceux-ci ne bénéficient ni de la reconnaissance par l’Etat, ni d’un contrôle sur le contenu et le déroulement du cursus, ni d’aucune garantie de qualité par un organisme référent. Les certificats d’école n'entrent pas dans la catégorie des diplômes nationaux. Dans tous les cas, il est important de s'assurer de la qualité des formations délivrées, de leur notoriété et de leurs débouchés.

La reconnaissance des diplômes français par une université européenne

Elle permet à un élève ou à un étudiant d'entreprendre ou de poursuivre des études dans un autre État membre de l'Union européenne dans le cadre d'une mobilité individuelle ou d'une mobilité organisée (programmes communautaires ERASMUS+, programmes d'échanges bilatéraux, etc.). Vous souhaitez étudier ou travailler à l'étranger et faire reconnaître votre diplôme français : consultez le site www.euroguidance-france.org.  Adressez-vous également au centre ENIC-NARIC du pays. Pour les pays qui n’ont pas de centre, s’adresser à l’ambassade de France sur place.

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