Profil de Carrière : Lee-Ing YANG-TING, chargée de mission contre le décrochage scolaire

Pour ce 4ème numéro de "Profils de Carrière" rencontre avec Lee-Ing YANG-TING qui nous parle de son parcours et nous fait également découvrir la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire où elle exerce la fonction de chargée de mission.

PDC lee ing

NOM :     YANG-TING                           PRENOM :  Lee-Ing

AGE :       26 ans                            VILLE :  Fort-De-France

 

Quel métier exercez-vous ? 

Je suis chargée de mission à la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire (MLDS) qui dépend du rectorat. Je contribue à la mise en œuvre de dispositifs au sein des établissements scolaires portant sur la lutte contre le décrochage scolaire. 

Présentez la société dans laquelle vous travaillez.

La MLDS est une structure rattachée au SAIO (service académique d’information et d’orientation) qui a pour charge les jeunes de plus de 16 ans en voie de déscolarisation ou sortis du système scolaire.

Quelles études/formations avez-vous suivies pour accéder à ce métier ? (collège – lycée – études supérieures)

Bac ES – Licence AES (administration économique et sociale) – Master expertise, ingénierie direction d’organisation (spécialité formation – insertion - travail)

Quel a été votre parcours professionnel pour accéder à ce métier ?

J’ai effectué un stage au sein de la MLDS dans le cadre de ma deuxième année de master. J’ai été en charge des conditions de mise en place du service civique pour décrocheurs.

Les missions étaient intéressantes et le phénomène du décrochage scolaire m’a captivé.  Après avoir effectué de nombreuses recherches et réalisé mon mémoire sur ce sujet, j’ai souhaité travailler sur cette problématique qui touche près de 1 500 jeunes martiniquais chaque année.

Une fois titulaire de mon master, j’ai sollicité le chef de service qui était mon tuteur lors de ma période de stage. Il m’a donné l’opportunité d’intégrer le service. 

Ce métier était-il votre objectif dès le collège ? Le lycée ? Après le bac ? Au cours de votre parcours professionnel ?

Que se soit au collège ou au lycée, j’avais du mal à me projeter dans un métier, le monde du travail était quelque chose d’assez abstrait, c’était une période qui me paraissait lointaine. 

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai suivi une licence plutôt généraliste.  C’est en m’informant sur les possibilités de poursuite d’étude que je me suis d’abord intéressée  au domaine de la formation, puis à celui de l’insertion, les deux étant tout de même liés.  

Conseilleriez-vous cette filière ? Pourquoi ?

Compte tenu des problématiques sociétales actuelles, notamment  les chiffres du chômage, les difficultés d’insertion des jeunes; se spécialiser dans le domaine de l’insertion permet de s’impliquer sur cet aspect.

Avoir plus de personnes formées en ce sens et spécialisées dans un champ ou un public particulier,  permet de proposer constamment de nouvelles solutions adaptées au territoire.  Pour ces raisons,  je conseillerais cette filière à condition de se sentir concerné par ces difficultés.  

Conseilleriez-vous l’organisme de formation que vous avez fréquenté ? Et pourquoi ?

Cela dépend des attentes vis-à-vis de la formation.

L’université de Créteil, qui propose cette spécialisation sous forme de master, a un programme assez intéressant. La première année est plutôt théorique et généraliste alors que la deuxième année est plus spécialisée avec l’intervention tout au long de l’année de professionnels de l’insertion et de la formation qui proposent de travailler sur des cas réels.

 Toutefois, le master reste un cursus théorique sous le format CM (cours magistraux) et TD (travaux dirigés). Les périodes de mise en pratique, (deux stages : 3 mois la première année – 6 mois la deuxième) ne permettent pas toujours d’acquérir les savoirs faire nécessaires pour se présenter sur le marché du travail. Une fois le master obtenu on se retrouve un peu démuni face aux offres d’emploi qui demande une expérience professionnelle plus importante.  

Quelle a été la plus grosse difficulté rencontrée pour accéder à ce métier ?

Je ne peux pas dire que j’ai rencontré des difficultés pour accéder à ce métier car j’ai eu la chance d’effectuer mes stages en Martinique ce qui m’a permis d’avoir les bons contacts.

Il est vrai que lorsque l’on est amené à partir faire ses études ailleurs, il est difficile de revenir travailler sans avoir eu au préalable, une expérience professionnelle ici.

Quelles qualités sont nécessaires pour exercer ce métier et suivre ces études ?

De manière globale, l’administration rectorale nécessite des  aptitudes en expression écrite et orale; la connaissance du système éducatif, particulièrement des circulaires et notes qui sont publiées régulièrement.  

S’agissant de la MLDS,  il est primordial de savoir travailler en équipe. Le décrochage scolaire est une problématique complexe et multifactorielle nécessitant les compétences de plusieurs acteurs. Il faut également être en mesure de prendre du recul par rapport aux situations que vivent certains jeunes.

Abracadabra ! Nous sommes en 2025, que se passe t-il dans votre vie professionnelle ?

Je ne crois pas que l’on puisse aujourd’hui exercer le même métier toute une vie dans un monde en constante évolution. Les politiques de formation tout au long de la vie permettent de faciliter les transitions et les reconversions.

Pour le moment ce n’est pas une question que je me pose car je m’épanouie dans cette voie. 

 

Merci à Lee-Ing YANG-TING pour sa participation.

Qu'est ce que la MLDS

La Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire (MLDS)  tient une place essentielle dans la prévention des sorties sans qualification. Son action se situe en amont et en aval de la rupture de formation.

La MLDS répond à une double problématique:
•    repérer et prendre en charge les élèves décrocheurs de plus de 16 ans en vue d'un raccrochage et/ou d'une qualification reconnue, pour une insertion sociale et professionnelle durable;
•    réduire le nombre de sorties sans qualification par des actions de prévention. 

Au-delà de l’activité menée dans le domaine de la prévention, les personnels de la MLDS mettent au service des réseaux "Formation Qualification Emploi" leur compétence en matière de conseil, d’expertise et d’ingénierie de formation. Ils participent, en collaboration avec les CIO, à l’évaluation des besoins de formation et à l'accompagnement des jeunes vers les organismes les mieux adaptés. Ils permettent de clarifier l'offre de formation et des services auxquels les jeunes peuvent accéder.

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