L’insertion des lycéens dans la vie active en Ile-de-France

Enquête IVA au 1er février 2017

L’enquête "Insertion vie active" (IVA) rend compte chaque année de l’insertion des jeunes franciliens sept mois après leur sortie d’une formation professionnelle en lycée : CAP, bac professionnel, BTS. En 2017, le taux d'emploi des lycéens franciliens atteint 46 %, en hausse de 3 points en un an. Cette nouvelle édition rend compte de l’évolution du taux d’emploi sur 10 années : 2007-2017.

IVA 2018

Un niveau de formation élevé augmente les chances d’insertion

Globalement chaque année, le taux d’insertion des sortants s’accroît avec le niveau de diplôme. Ainsi, en 2017, les sortants d’une année terminale de CAP sont 31 % en emploi, contre 45% après un bac professionnel et 65%, après un BTS. De la même façon, l’obtention du diplôme favorise l’accès à l’emploi à tous les niveaux de formation. Les sortants diplômés affichent un taux d’insertion supérieur de 11 à 14 points environ à celui des sortants non diplômés, qu’il s’agisse du CAP (respectivement 35 % et 21 %), du Bac pro (48 % contre 37 %) ou du BTS (68 % contre 56 %).

Les filles bénéficient d’une insertion professionnelle plus rapide

Autre constat. Les filles s’insèrent plus rapidement que les garçons. Après une classe terminale, le taux d’emploi des filles atteint 49 % contre 44 % pour les garçons. L’écart à l’avantage des filles s’explique par un niveau d’études plus élevé pour elles. Elles obtiennent aussi plus facilement leur diplôme, que ce soit en CAP (78 % de diplômées contre 70 % de diplômés), en Bac pro (79 % contre 71 %) ou en BTS (80 % contre 74 %). De plus, les filles sont plus présentes dans le domaine des services (62 % des sortants), bénéficiant d’un taux de recrutement plus élevé. Malgré tout, les filles ne sont que 36 % à trouver un emploi stable en CDI contre 39 % chez les garçons.

Le taux d’insertion varie selon la spécialité préparée

L’accès à l’emploi diffère d’une spécialité de formation à l’autre. C’est ainsi que se démarquent nettement dans le domaine de la production, la spécialité "Transformations chimiques et apparentées" avec un taux d’emploi de 66 % et dans le domaine des services, les spécialités "Santé", "Banques finances, assurances", "Applications des droits et des statuts des personnes" avec des taux respectifs de 77 %, 75 % et 74 %. Pour ces spécialités, les taux d’insertion sont supérieurs de plus de 20 points au taux moyen.

Téléchargez ou feuilletez l'enquête "IVA 2017 : l’insertion des lycéens dans la vie active" 

L'enquête est proposée en téléchargement gratuit sur notre site.

En 10 ans, une diminution du taux d’emploi des sortants

Enquête IVA : graphique

Entre 2007 et 2017, en raison de la crise économique, l’étude montre une dégradation des taux d’insertion et plus particulièrement ceux des sortants de Bac professionnels, diplômés ou non, avec une baisse de 20 points pour les premiers et de 21 points pour les seconds. Les BTS perdent respectivement 8 et 17 points sur la période considérée, et les CAP, 8 et 13 points.

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