La licence pro robotique et vision industrielle

Picardie - Amiens / Publication : 6 décembre 2017 , Mise à jour : 30 avril 2019
Implantée au lycée Marie-Curie de Nogent-sur-Oise, la licence professionnelle Robotique et vision industrielle proposée par l’université de Picardie Jules Verne forme des professionnels recherchés par les entreprises. Bertrand Munio, professeur de sciences et technologies en ingénierie industrielle nous présente cette formation.

Insertion garantie

"Nous formons d'excellents professionnels qui s'insèrent facilement dans le domaine de la robotique industrielle, explique l'enseignant. Nos étudiants apprennent le métier d'intégrateur robotique. Ils ne conçoivent pas les robots, ils proposent des solutions robotisées aux industriels qui souhaitent s'équiper. Ils intègrent différentes briques technologiques à un robot nu pour le doter d'outils de préhension, de la vision, de systèmes de sécurité, etc, en fonction des besoins du client".

Nous accueillons environ 16 étudiants par promotion témoigne Bertrand Munio.

Esprit d'équipe

Les étudiants disposent d'un plateau technique de 9 robots et de 4 systèmes de vision industrielle. Ahmed et Guillaume travaillent en binôme sur la cellule pare-brise. Ils doivent faire en sorte que le bras articulé qui se trouve à quelques mètres devant eux saisisse un pare-brise, le passe dans la machine à joint de mastic et le dépose sur la voiture. Guillaume est titulaire d'un BTS IPM et Ahmed a préparé un BTS Électrotechnique. "Nous sommes complémentaires, affirment-ils. J'ai choisi ce projet pour progresser en automatismes et en génie électrique, précise Guillaume.

S'adapter

Le contenu de la formation, qui comprend des enseignements pluridisciplinaires, des interventions de professionnels et un projet tutoré, contribue à former des professionnels polyvalents et capables de s'adapter à des environnements différents, qu'ils soient technologiques ou culturels. "Les intégrateurs sont amenés à implanter des cellules robotisées aussi bien en France qu'à l'étranger, précise l'enseignant". La formation est complétée par un stage de 16 semaines en milieu industriel, qui renforce la capacité des étudiants à travailler en équipe, une situation quotidienne de leur future vie professionnelle.

 

Ahmed et Guillaume, paroles d'étudiants

  • La vocation. Elle remonte à la 3e pour Guillaume qui découvre les robots dans l'usine de son oncle. C'est en 2e année de BTS qu'Ahmed découvre la Licence pro en accompagnant un camarade sur le plateau technique du lycée. "J'ai vu les robots en action", dit-il sobrement.
  • Ce qu'ils aiment. "Partir de la demande d'un client et arriver à un résultat concret, en suivant le projet de A à Z", pour Guillaume. Touche à tout, bricoleur, Ahmed aime programmer ces "infatigables esclaves" modernes.
  • Et après ? Guillaume aimerait poursuivre ses études. Ahmed veut travailler dans une entreprise d'intégration de robots industriels. "La France est très en retard, il y a un avenir prometteur dans la robotique", conclut-il.  

À la rencontre des étudiants et des enseignants du lycée Marie-Curie de Nogent-sur-Oise