Picardie - Amiens / Publication : 13 janvier 2020
Célia, Elsa et Maylïs sont étudiantes en classe ATS (adaptation technicien supérieur) Biologie au lycée agricole du Paraclet (Cottenchy). Elles nous livrent leurs impressions sur cette formation sélective et exigeante.

Candidature sur dossier

Les trois étudiantes sont diplômées d’un Bac+2 : un DUT génie biologique pour Célia, un BTSA Anabiotec1 pour Elsa et un BTS productions animales pour Maylïs. Elles partagent le même projet professionnel, celui de devenir vétérinaire. « Pour intégrer la prépa ATS il faut avoir un très bon dossier, c’est-à-dire de bonnes notes au BTS (ou DUT) mais aussi au Bac et en classes de Première et Terminale ! C’est une formation très sélective, il y a beaucoup de demandes mais pas beaucoup de places en prépa » explique Célia.

Des débuts difficiles

Sans surprise, le niveau est beaucoup plus élevé qu’en BTS ou DUT. « Les maths et la physique sont les matières les plus dures, on n’en a pas fait depuis le bac ! » confie Maylïs. « D’ailleurs la plupart d’entre nous avons fait une remise à niveau durant l’été » observe Célia. « On découvre aussi de nouvelles matières comme la biologie végétale, c’est intéressant mais le vocabulaire est très pointilleux » ajoute Elsa. Heureusement, l’ambiance de la classe est bonne et la solidarité est de rigueur. « Nous avons un groupe sur Facebook pour nous entraider. Les enseignants aussi sont accessibles si besoin, d’ailleurs nous avons leur numéro de portable ! » commente Maylïs.

Au rythme des examens

Les étudiants sont mis en condition d’examens chaque semaine. Les devoirs sur table (DS) ont lieu tous les vendredis après-midi. « Les mauvaises notes en prépa ne sont pas une idée reçue ! C’est déprimant de récolter un 4 quand on a travaillé mais l’essentiel est de progresser » prévient Elsa. A cela s’ajoutent les oraux dits « khôlles » qui ont lieu chaque mardi sur des matières différentes et qui durent 3 heures. « On s’entraîne pour notre épreuve finale qui est un oral. Les notes sont plus encourageantes car les professeurs peuvent nous aider si on est bloqués » rassure Célia. Deux concours blancs sont également organisés dans l’année afin de préparer les étudiants.

Beaucoup de travail personnel

Elsa expose son quotidien : « Après les cours, je rentre chez moi vers 18h et je me mets aussitôt à travailler jusqu’à 20h. Après le dîner je me remets à travailler jusqu’à 23h environ ». Maylïs renchérit : « On travaille à peu près 5 à 6 heures par jour le week-end ». « On a la chance d’être là, on se donne les moyens d’y arriver ! » commente Célia. Maylïs rebondit : « On ne prépare plus un examen mais un concours ! Notre but est de décrocher une école à l’issue de ces 10 mois de formation. ». Il faut être rigoureux ! « En maths par exemple, une erreur de rédaction peut nous coûter 0,25 points et jouer sur notre place au concours » illustre Elsa.

Quelques conseils à donner ?

Organisation, anticipation et moments de détente sont les maîtres mots d’une année réussie. Titulaires d’un bac+2, les étudiantes font preuve d’une certaine maturité. « Nous avons conscience de l’enjeu de notre formation, nous sommes assidus en cours et avons des méthodes de travail bien rôdées » explique Célia. Et les matières littéraires ? « Il ne faut pas négliger le français ou l’anglais car elles ont toutes le même coefficient au concours ! » conseille Elsa. « Il faut aussi avoir une bonne hygiène de vie et prendre du temps pour se détendre. C’est essentiel pour tenir jusqu’à la fin de l’année » conclut Maylïs.

1 Analyses agricoles, biologiques et biotechnologiques

Classe prépa ATS-BIO du Paraclet

La formation ATS Bio est ouverte aux titulaires d’un BTS, BTSA ou DUT et dure 1 an. Elle n’est proposée que dans 12 lycées de l’hexagone ! Elle permet d’intégrer une école vétérinaire ou une école d’ingénieurs en agronomie.

Les poursuites d’études

Différentes écoles sont accessibles sur concours : les Ecoles nationales supérieures agronomiques, les écoles nationales vétérinaires (Alfort, Toulouse, Lyon et Nantes) mais aussi les écoles d’ingénieurs et l’Université. D’ailleurs les élèves du Paraclet admissibles au concours peuvent obtenir une licence 3 SVT à l’Université de Picardie Jules Verne (UPJV) validée totalement ou partiellement. Ils peuvent ensuite accéder au master 1 (Biologie-Santé ; Chimie ; Agrosciences, environnement, territoires, paysages, forêts (AETPF), Sciences et technologie de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement (STAAE) ou Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation (MEEF)).

Contenus de la formation

Le programme fait la part belle aux matières scientifiques. Une semaine de cours correspond à 30h d’enseignements : Biologie (6h), Mathématiques (5h), Chimie (4h), Physique (5h), mais aussi le Français (5h) et l’Anglais (3h). L’EPS représente 2h dans l’emploi du temps mais n’est pas obligatoire.

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Sur le web

Pour en savoir plus, surfez sur le site du Paraclet

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