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La mixité des filières à l’université

Est-ce que les filles et les garçons choisissent les mêmes types d’études ? Des élèves de 2nde ont réfléchi à cette question avec l’aide des deux universités de Rennes.

Université sexuée

Le sexe des personnes a-t-il une influence sur leurs choix d’orientation ? C’est la réflexion que les universités de Rennes 1 et Rennes 2 ont proposée à des élèves de 2nde  en partenariat avec l’Académie de Rennes et l’Onisep Bretagne. Le 7 février 2017 une partie des garçons et filles des lycées Mendès France à Rennes et Jean Brito à Bain de Bretagne (35) ont découvert à Rennes 1 l’informatique, l’électronique et les géosciences. L’autre moitié s’est rendue à Rennes 2 en lettres, langues et STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives).

Partage d’expériences

Visite des campus, des laboratoires, salles de TP, discussions avec des étudiant-e-s et des doctorant-e-s, présentation de statistiques sexuées (voir encadré), se sont succédées. Après un travail en groupes, encadré par les enseignant-e-s des deux classes, les élèves ont ensuite partagé leurs expériences lors d’une séance commune.

Lutter contre les idées reçues

Par l’observation et les échanges, la journée a favorisé la lutte contre les idées reçues sur les filières universitaires. Et sur la capacité des filles et des garçons à suivre tout type d’études.

 

Des conférences sur les choix d’études sexués

Les élèves ont pu assister à deux conférences : "Les choix d'orientation sexués: quels processus ?" de Gaïd Le Maner Idrissi, professeure de psychologie à Rennes 2. Et "Place des femmes dans les écoles d'ingénieurs en France : évolution, disparités et perspectives" de Catherine Roby, docteure en sciences de l'éducation de l'université Rennes 2. Ces conférences s’inscrivaient dans le programme « Les mardis de l’égalité » de l’Université Rennes 2, ouvert à tout public.

 

Des statistiques sexuées

En France, les filles représentent 84% des élèves des écoles paramédicales et sociales et 63 % dans les écoles de journalisme alors qu’elles ne sont que 27% dans les écoles d’ingénieur-e-s. Du côté des garçons, dans l’académie de Rennes ils sont 22 à 24 % en sciences humaines (psychologie, sociologie, sciences de l’éducation), 32 % en arts, lettres et communication, 36% en langues et 72% en STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives). Toujours à Rennes, on trouve par contre 68 % de filles en médecine, 65% en droit et 16% en Informatique-Electronique.

 

Des formations non mixtes

"Aujourd’hui les formations et les emplois sont ouverts sans distinction aux filles et aux garçons, aux femmes et aux hommes, explique Nicole Guenneugues, Chargée de mission Egalité filles-garçons pour l’Académie de Rennes. Cette mixité s’est imposée peu à peu au cours du 20ème siècle. Ainsi l’école polytechnique s’est ouverte aux femmes en 1972 et le concours de sage-femme (ou maïeuticien) s’est ouvert aux hommes en 1982. Actuellement, c’est une obligation légale.

Mais quand on observe la situation dans les établissements de formation et dans les entreprises, la mixité est rarement équilibrée.

Si en théorie, il suffit que dans une assemblée il y ait une personne du sexe minoritaire pour la dire mixte c’est-à-dire « mélangée », par convention un métier est considéré comme mixte pour l’INSEE quand on a entre 40 et 60 % des deux sexes. Sinon il est dit à dominance masculine ou à dominance féminine. Il en va de même pour les formations. »

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