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L’ESAT ou l’épanouissement au travail

Frédéric et Aurélien travaillent à l’ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail) de l’ADAPEI (Association départementale de parents et d'amis des personnes handicapées mentales) près de Rennes.

En décembre, l’ESAT de Saint-Jacques de la Lande a participé à la mise en colis des guides « Après le bac » de l’Onisep Bretagne. Les salariés occupent différents postes de travail : certains fabriquent les cartons, d’autres les remplissent, les scotchent, d’autres encore les déposent sur des palettes puis sur des chariots qui serviront à les transporter jusqu’au quai de chargement. Frédéric et Aurélien, deux salariés, témoignent.

 

Frédéric

ESAT - Frédéric

Frédéric a 46 ans est employé à l’ESAT de l’ADAPEI de Saint-Jacques (voir encadré sur l’ESAT ci-dessous). Il travaille à l’emballage de différents produits. Il est chargé de peser et contrôler le poids de chaque colis. Ceux-ci doivent contenir chacun un certain nombre de brochures. Les balances sont adaptées au personnel, elles permettent éventuellement un contrôle automatique et certaines affichent des symboles pour les personnes qui ne savent pas lire ou compter. Frédéric, lui, lit et compte correctement. « J’ai un CAP de carrossier. J’ai été salarié chez Citroën jusqu’en 2007, date à laquelle j’ai fait un AVC (accident vasculaire cérébral). » Il a d’abord occupé un emploi de jardinier à l’ESAT mais un problème cardiaque l’a fait changer d’orientation. Il prépare actuellement le CAP Emballeur professionnel.

 

 

Aurélien

« J’aime bien quand ça bouge »

ESAT - Aurélien

Aurélien a 30 ans. Certains jours il est affecté au remplissage des cartons. Aujourd’hui, il amène les chariots remplis et filmés (c’est-à-dire entourés d’un film plastique) au quai de chargement. « J’aime bien quand ça bouge. Quelquefois pour remplir les colis, la cadence est difficile à suivre. »

 

 

 

 

« L’important c’est leur bien-être »

ESAT - Eric

Eric Coquelin est moniteur d’atelier à l’ESAT de Saint-Jacques de la Lande. « J’ai choisi ce métier car je souhaitais donner un sens à ma vie. J’étais photographe et mon licenciement en 1992 a été l’occasion de me poser des questions. Je me suis orienté vers l’aide à la personne. Depuis, c’est tous les jours un bonheur. Les salariés nous apportent plus que nous ne leur donnons. » Eric encadre une quinzaine d’ouvriers. « L’important c’est leur bien-être avant toute chose, leur réalisations viennent après. »

 

L’ESAT (Etablissement et service d’aide par le travail) de Saint-Jacques de la Lande est affilié à l’ADAPEI (Association départementale de parents et d'amis des personnes handicapées mentales). Il accueille des adultes avec des déficiences intellectuelles et des troubles psychiques ou sensoriels associés. Il les emploie pour des travaux de conditionnement et d’emballage, de métallerie et petite mécanique, d’entretien des espaces verts, d’hygiène des locaux, de restauration collective.

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