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Sciences et métiers

Médecin légiste / 3 cas

Voici trois cas auxquels vous êtes confronté/e en tant que médecin légiste. À vous de les résoudre en vous aidant des fiches ressources proposées.

© Fotostorm iStockphoto

Modalités pratiques

  • Disciplines : mathématiques, physique-chimie, SVT
  • Niveau : 2de

 

Découverte du métier

En utilisant le navigateur de votre choix répondez aux questions suivantes :

  • Lister les qualités nécessaires pour exercer ce métier.
  • Identifier les patients du médecin légiste.
  • Indiquer les voies de formation à suivre pour exercer ce métier.

Sites web à consulter :

 

 

 

À vous de jouer !

Voici trois cas auxquels vous êtes confronté/e en tant que médecin légiste. À vous de les résoudre en vous aidant des fiches ressources proposées.

Cas n°1

Au moment de la découverte du corps de monsieur X., la rigidité cadavérique semblait maximale. En quoi le degré de rigidité permet-il d’estimer le délai post-mortem ?

Émettre une hypothèse concernant la cause de cette rigidité, puis sa disparition après 2 ou 3 jours.
À partir de la fiche technique, expliquer la rigidité cadavérique.
Quels éléments semblent indispensables à la contraction du muscle ou à sa relaxation ?
Les informations des fiches ressource vous permettent‐elles d'expliquer la cause de la rigidité et son évolution ?
Présenter vos conclusions sous la forme d’un rapport à remettre à l’officier de police judiciaire.

Cas n°2

Après autopsie, le procureur de la république vous demande de déterminer avec davantage de précision l’heure du décès de monsieur X.

Celui-ci a été retrouvé à 19h30, il faisait 22°C dans la pièce, la victime était modérément habillée et pesait 70 kg ; la température du corps était alors de 26°C.

Il s’agit pour vous d’obtenir dans un premier temps, un intervalle dans lequel se trouve le délai post mortem puis d’en déduire un intervalle dans lequel se trouve l’heure présumée du décès…

Pour rédiger votre rapport au procureur, vous devez créer une lettre à en-tête montrant votre parcours universitaire et détaillant vos conclusions.

Cas n°3

Lors d’un accident, un automobiliste est tué. Un complément d’enquête est demandé afin de savoir si cette personne n’avait pas un taux d’alcoolémie trop élevé.

Des solutions aqueuses « étalon » d’éthanol de concentrations massiques connues sont préparées et dosées. Puis on dose la solution aqueuse d’éthanol extraite du sang de la
victime dans les mêmes conditions expérimentales que celles utilisées pour les solutions « étalon ».

Le volume équivalent VE relevé pour chaque solution « étalon » dosée est noté ci-dessous :

Solution

S1

S2

S3

S4

S5

S6

S7

Cm (g/L)

0,40

0,70

1,0

1,3

1,5

1,8

2,1

VE (mL)

2,9

5,0

7,1

9,3

10,7

12,9

15

Travail à effectuer :

- Les solutions « étalon » ont été préparées par dilution d’une solution mère d’éthanol de concentration massique Cm,0 = 3,5g / l . Vous avez égaré la solution S2 et devez en préparer à nouveau 10,0 ml à partir de la solution mère. Quel volume de solution mère devrez-vous prélever pour préparer ces 10,0 ml de S2 ? Décrire le protocole expérimental en précisant le nom de la verrerie utilisée.

- Tracez, avec la méthode de votre choix, le graphique donnant l’évolution de la concentration massique en éthanol des solutions « étalon » préparées en fonction du volume équivalent.

- Modélisez le graphique tracé.

- Le taux d’alcoolémie (masse d’éthanol en gramme par litre de sang) autorisé par le code de la route est de 0,50 g.l-1 et le dosage de la solution aqueuse d’éthanol extraite du sang de la victime donne un volume équivalent VE = 10 ml.

L’automobiliste était-il en infraction ? Expliciter votre démarche et préparer votre rapport d’enquête.

 

Fiche ressources

 

Témoignage d'un professionnel

Cédric, médecin légiste

"Très loin des clichés véhiculés par les séries télévisées en provenance d’outre-Atlantique, le médecin légiste en France n’est pas le médecin des morts mais plutôt le médecin de la violence. Dans 80 à 90 % de ses interventions, il prend en charge de personnes vivantes. Ces personnes de tout âge sont le plus souvent des victimes d’agression, de violence sexuelle ou de maltraitance, mais également des victimes d’accident domestique, de la route ou du travail. Seuls les 10 à 20 % restant sont dédiés à la thanatologie et donc aux investigations post-mortem plus connues du grand public.

Installé à l’interface du monde médical et judiciaire, le médecin légiste n'utilise que très rarement ses connaissances médicales pour le soin. Le médecin légiste n’est pas juge, il n’a pas de pouvoir d’investigation et ne peut mener une enquête : il est et reste un auxiliaire de justice. Il a le devoir de remplir sa mission avec neutralité, dans le respect de ses patients, de la déontologie médicale et en conformité avec les données scientifiques les plus récentes.

Outre des qualités d’humanisme indispensables, le choix de la médecine légale implique une grande capacité à prendre du recul pour affronter quotidiennement (de jour comme de nuit) des situations dramatiques souvent  très difficiles !"

 

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  • Médecin spécialisé/e : anesthésiste réanimateur/trice ; psychiatre ; médecin urgentiste ; pédiatre ; dermatologue …environ une trentaine de spécialité (Bac + 12)
  • Thanatopracteur

 

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