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Les métiers de l’hippodrome

L’Hippodrome et le centre d’entraînement de Maisons-Laffitte, situés dans les Yvelines, vivent au rythme des courses de chevaux. Qu’ils soient salariés de France-Galop, gestionnaire des établissements ou indépendants, de nombreux professionnels sont mobilisés avant, pendant et après chaque événement. Explications.

 

Les métiers de l'hippodrome

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L’hippodrome de Maisons-Laffitte

L’hippodrome de Maisons-Laffitte

L’hippodrome de Maisons-Laffitte est l’un des 6 hippodromes gérés par France Galop. La ville, baptisée la Cité du cheval, a aussi la particularité d’abriter un centre d’entraînement qui s’étend sur 130 hectares de pistes de gazon et de sable, où sont entraînés environ 800 chevaux.

Ces deux sites d’envergure font vivre de nombreux métiers liés aux chevaux : entraîneur, maréchal-ferrant, cavalier, vétérinaire, etc. Avec chacun leur spécificité : la santé et les soins, la préparation physique ou la gestion. Dans cet univers où le cheval est roi, tous ces acteurs tendent vers un seul et même but : permettre le bon déroulement des courses.

Jérôme, vétérinaire libéral spécialiste des équidés

Jérôme, vétérinaire libéral spécialiste des équidés

"Généralement, je suis sollicité par des entraîneurs ou par des propriétaires pour le suivi de certains de leurs chevaux. J’ai d’abord un rôle d’expertise avant la course. Je vérifie que tout va bien. Si je repère des fragilités, je dois anticiper les éventuels problèmes de façon à ce que le cheval arrive au top le jour de la course. J’interviens aussi en pompier quand il y a un pépin ou une urgence, par exemple un cheval sur la piste qui se blesse, se fracture une jambe, mais aussi pour certains problèmes digestifs graves. Dans ces cas-là, il faut agir très vite."

Franck, directeur du centre d’entraînement et de l’hippodrome de Maisons-Laffitte

Franck, directeur du centre d’entraînement et de l’hippodrome de Maisons-Laffitte

"Mon rôle dans le centre d’entraînement est de tout mettre en œuvre pour que les pistes soient entretenues et que les pros puissent s’entraîner tous les jours, de 6h à 13h. Ce qui veut dire piloter les différentes équipes qui s’occupent de l’arrosage de 12h à 21h, et établir le planning. Nous sommes tributaires des intempéries, des intrusions de sangliers… Je ne m’ennuie jamais ! Les jours de courses, je suis également garant de la qualité des pistes sur l’hippodrome. Il faut viser le zéro défaut. "

Pascal, entraîneur de chevaux de course

Pascal, entraîneur de chevaux de course

"J’ai monté des chevaux pendant 15 ans en course amateur. Maintenant, en tant qu’entraîneur, je reste au bord des pistes pour observer leurs réactions et guider les cavaliers d’entraînement que j’emploie. Je m’occupe de 19 chevaux pour le compte de leurs propriétaires. Mon travail comprend aussi une part d’administration : il faut passer un peu de temps à la facturation, anticiper les versements de taxes et cotisations, faire de la gestion."

Julia, cavalière d’entraînement dans l’écurie de Pascal Adda

Julia, cavalière d’entraînement dans l’écurie de Pascal Adda

"Je m’occupe de nettoyer les box, de prendre soin des chevaux, de les nourrir et de les monter en suivant les indications de l’entraîneur. Les entraînements débutent à partir de 6h le matin jusque vers midi, et reprennent l’après-midi. J’apprends aussi aux chevaux à gérer le départ dans les boîtes de départ de l’hippodrome car ce n’est pas inné pour eux. Quand un jockey qui monte un cheval que j’ai préparé me félicite pour mon travail, ça fait vraiment plaisir. Mais je préfère mon métier, car il n’y a pas d’esprit de compétition."

Mathieu, maréchal-ferrant du GTHP (Groupement technique des hippodromes parisiens)

Mathieu, maréchal-ferrant du GTHP (Groupement technique des hippodromes parisiens)

"Les jours de courses de galop, on ne sait trop à quelle sauce on va être mangé. Soit il ne se passe rien, soit des chevaux un peu nerveux déplacent leurs ferrures. Dans ce cas, si j’ai encore le temps, je les mets dans un box, sinon je les ferre juste avant le départ. Il faut intervenir très vite pour leur transmettre le moins de stress possible parce qu’ils sont sous tension, prêts à courir, et que les horaires doivent être tenus."

Isabelle, chef du service vétérinaire du GTHP

Isabelle, chef du service vétérinaire du GTHP

"A chaque course, deux vétérinaires et plusieurs assistants du GTHP sont présents pour l’identification des chevaux qui courent, la vérification des vaccinations et les contrôles anti-dopage, via des prélèvements d’urine et de sang effectués dans un box fermé où une seule personne peut entrer avec le cheval. Nous prélevons systématiquement tous les gagnants, ainsi qu’un cheval désigné au hasard. Ils doivent être négatifs à tous les produits, y compris les médicaments. Nous envoyons les échantillons au laboratoire des courses hippiques. Trot et galop confondus, nous effectuons 32 000 contrôles par an."

Sylviane, assistante vétérinaire au sein du service vétérinaire du GTHP

Sylviane, assistante vétérinaire au sein du service vétérinaire du GTHP

"Je m’occupe du signalement des chevaux. Chaque animal a une puce et un livret signalétique qui répertorie ses origines, son sexe et ses caractéristiques physiques. Avant et après chaque course, je vérifie à l’œil nu et avec un appareil qu’il s’agit bien du bon cheval. Je contrôle également les mises à jour de vaccination. Une fois le signalement terminé, j’interviens pour les contrôles anti-dopage. A ce moment-là, il faut essayer de faire uriner le cheval. Si l’on n’y parvient pas, on ne prélève que son sang. C’est important de bien connaître les pur-sang car ce sont de de véritables athlètes, avec leurs fragilités et leur caractère."

Reportage réalisé sur l'hippodrome de Maisons-Laffite (78) en 2015.

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