Sommaire du dossier

Ma 1re année
Bac pro Accompagnement, soins et services à la personne
option en structure
Bac pro Accompagnement, soins et services à la personne
Accompagnement, soins et services à la personne option en structure

Apporter son soutien aux autres, c'est ce qui a motivé Brenda à préparer un bac professionnel ASSP (accompagnement soins et services à la personne) option en structure. La lycéenne de 16 ans nous raconte son quotidien au lycée André Malraux de Montereau.

Pourquoi avoir choisi le bac pro ASSP ?

"Toute petite, j’ai parfois accompagné ma mère qui travaillait comme employée à domicile auprès de personnes âgées dépendantes et cela m’a marquée. Je me suis dit pourquoi pas faire le même métier, mais plus orienté vers le paramédical", raconte la lycéenne. En 3e, son professeur principal lui conseille de passer une journée auprès d’une classe du bac pro ASSP : "Il s’agissait en quelque sorte d’un mini-stage en relation avec mes vœux d’orientation. Ça m’a plu et j’ai opté pour cette 2de professionnelle."

Ce qui change par rapport au collège ?

Ce qui est très différent selon Brenda, c'est la plus grande autonomie demandée aux élèves. "Les cours sont dictés et non plus écrits au tableau. Il faut savoir écouter et écrire en même temps..." En plus du français, des mathématiques ou de l’histoire-géographie, elle découvre aussi les enseignements professionnels, présents tous les jours dans l'emploi du temps. Grâce à l’aide de ses professeurs, la lycéenne a toutefois réussi à prendre le rythme. "J’ai m'organise mieux dans mon travail et j’ai appris à écrire plus rapidement. Globalement, je me suis adaptée !"

Sur quoi portent les cours ?

L’enseignement professionnel est organisé en trois pôles : biologie et microbiologie, médico-social, techniques de services à l’usager. Les cours sont appliqués au futur environnement métier : en biologie, l’anatomie cardio-respiratoire porte ainsi sur le système immunitaire chez les personnes fragiles. "Tous les lundis, j’ai 2 heures de techniques de services à l’usager. On apprend, par exemple, la liaison chaude et la liaison froide." Il s’agit de connaître les températures indispensables à respecter pour éviter la prolifération de microbes dans la nourriture : 63°C pour les plats chauds, entre 0 et 3°C pour les plats froids.

Un exemple de travaux pratiques ?

Les TP (travaux pratiques) permettent de mettre la théorie en pratique. "Par exemple, on apprend à désinfecter un plan de travail ou à préparer des collations (crêpes, compotes, etc.). Nous avons même un espace cuisine", explique Brenda. Un TP peut porter sur la préparation d’un biberon, un autre sur la toilette du bébé ou sur celle d’une personne dépendante. Ils se passent dans une salle dédiée, où se trouve tout l’équipement à disposition (points d’eau, savons, changes, vêtements, etc.), ainsi que des poupées et des mannequins pour apprendre les bons gestes.

Comment se passent les stages ?

La 1re année comprend deux stages de 3 semaines chacun. Brenda a fait son premier stage en Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). "J’ai aidé au nettoyage des chambres et participé aux changes des protections et à la toilette des résidents avec les aides-soignants." Ce stage l'a confortée dans son envie de travailler auprès des personnes âgées. "Je me sens plus à l’aise avec des adultes." Un 2nd stage en Ehpad, lui a permis de découvrir les fonctions d’animation : gymnastique douce, lecture du journal, atelier cuisine, peinture, jeux de société, débats, etc.

Quelles sont les difficultés rencontrées ?

"L’une des choses les plus difficiles à acquérir pour moi au début, ça a été la prise de notes. Enchaîner les cours et les stages demande de savoir s’adapter. Ce n’est pas non plus évident de rédiger son rapport de stage", résume Brenda.

Et après ?

"Si j’arrive à conserver une bonne moyenne générale jusqu’en terminale, j’aimerais rentrer dans une école d’infirmières. C’est ce que je vise depuis le début !" Brenda a appris que l'admission en Ifsi (institut de formation en soins infirmiers) s'effectuait maintenant sur dossier via Parcoursup. Le bac pro ASSP lui permettra aussi de poursuivre en DEAS (diplôme d’État d’aide-soignant), en DEAP (diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture) ou en BTS et DUT du secteur social. Brenda, elle, se voit travailler dans les soins, plutôt que dans l’animation.

En classe, l'enseignement professionnel apporte des connaissances dans les domaines de la petite enfance, de la personne âgée et du handicap.

Une salle dédiée aux travaux pratiques est aménagée avec un poste pour chacun, afin de reproduire les conditions d'exercice des professionnels.

Le respect des règles d'hygiène, comme le lavage des mains et le port d’une tenue professionnelle adaptée, est primordial.

Brenda tient la main d’un mannequin : rassurer, accompagner et faire preuve d'empathie feront partie de son futur métier.

L’hygiène de l’enfant exige d'acquérir des savoir-faire : le change et la toilette du nourrisson en toute sécurité ne s'improvisent pas.

Pour aider une personne à se redresser sur son lit, il existe des gestes techniques à connaître. Les enseignants forment les élèves à adopter les bonnes postures.

Photos : © Murielle Favrel / Onisep