Imprimer Imprimer Imprimer Envoyer à un ami

Les écoles du social - Les écoles du paramédical

Les écoles du paramédical

La plupart des cursus paramédicaux sont sanctionnés par un DE (diplôme d’État) ou un CC (certificat de capacité), obligatoires pour exercer. Axés sur la professionnalisation des étudiants, les programmes portent également sur l'enseignement des matières générales. Des formations très spécifiques et sélectives.

Les écoles du paramédical

Durée et lieu des études

Les DE sans le bac se préparent en écoles spécialisées, souvent rattachées à des centres hospitaliers. Ces formations sont courtes : 18 semaines pour le DE d'ambulancier à 1 an pour les DE d'aide-soignant ou d'auxiliaire de puériculture.

Pour les formations post-bac, les études menant au DE se déroulent en écoles/instituts de formation (pour certains rattachés à des universités). Les CC (certificat de capacité) se préparent quant à eux à l’université. Les cursus durent en général 3 ans. Exceptions : le CC d'orthophoniste, le DO (diplôme d'ostéopathe) et le diplôme de chiropracteur requièrent 5 ans d'études. Quant au DE de manipulateur-kinésithérapeute, il se prépare en 4 ans après une 1re année d'études supérieures (PACES ou L1).

Noter que le DE de puériculture se prépare en 1 an après un DE d’infirmier ou de sage-femme.

Coût des études

Les frais de scolarité fluctuent en fonction des établissements et des diplômes. Dans le privé, les coûts peuvent être élevés (de 5 700 euros pour les 18 semaines de formation d'ambulancier à près de 46 000 euros les 5 années de formation en ostéopathie). Dans le public, même variété de tarifs : jusqu'à 342 euros par an pour le CC orthoptiste, 620 euros par an pour le CC orthophoniste, 1 550 euros par an pour le DE psychomotricien préparé dans un institut de formation universitaire.

Noter que pour certaines formations, l'étudiant doit acheter son propre matériel. La mallette de fournitures en pédicurie-podologie coûte ainsi 1 200 euros. Les inscriptions aux concours sont également payantes (de 60 à 160 euros).

Toutefois, diverses subventions existent : des bourses d’études ou des aides du conseil régional, par exemple. 

Admission

L’admission dans les DE d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture, d’ambulancier, est sélective. Si aucun diplôme n’est requis pour postuler, les titulaires du bac ou plus sont nombreux parmi les admis (50 à 70 % selon les concours). Le plus souvent, le concours a lieu en avril ou en octobre, même si les dates varient d’un établissement à l’autre. Il faut anticiper les inscriptions…

Pour les formations post-bac, il existe différentes voies d’accès.

Certains instituts recrutent sur concours ; le nombre de places offertes est le plus souvent fixé par arrêté au niveau national (numerus clausus). Les dossiers sont à retirer auprès des établissements convoités (dès novembre dans certaines régions). Les écrits débutent souvent en mars.

Les épreuves des concours (hormis orthophonistes) portent sur les programmes de physique-chimie et de biologie de première et de terminale S. Pour se préparer, plusieurs formules existent : stages intensifs, cours sur 1 an, en lycée, à l’université ou en établissement privé. Les coûts peuvent être très élevés (jusqu’à 5 000 € dans les organismes privés).

L’inscription dans les formations de manipulateur en électroradiologie médicale et en infirmier se fait via la procédure Parcoursup, qui débute en janvier. Les candidats sont alors sélectionnés sur dossier.

Certains établissements recrutent via la PACES (première année commune aux études de santé) ou à l'issue d'une L1 en STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) ou SV (sciences de la vie). Sont principalement concernés les instituts de formation en masso-kinésithérapie, mais aussi certaines écoles d’ergothérapeutes, de pédicures-podologues, de techniciens de laboratoire médical ou de psychomotriciens.

À partir de 2019, les concours vont progressivement disparaître pour les formations post-bac.

C’est le cas notamment des concours pour intégrer les IFSI (Instituts de formation en soins infirmiers) qui à partir de la rentrée 2019, sélectionnent les élèves sur dossier via la plateforme d’admission post-bac Parcoursup.

Pour les autres formations, les derniers concours devraient avoir lieu en 2019 ; dès 2020 les établissements sélectionneront les étudiants également sur dossier (complété dans certains car d'un entretien) via Parcoursup.

Organisation des études

Place à la professionnalisation. Stages, travaux dirigés, projets tutorés, intervenants en poste... Sans négliger les matières générales (français, maths, physique, langues vivantes, etc.), le programme est ajusté à la demande des professionnels et fait la part belle aux stages en milieu hospitalier ou en cabinet. Certains de ces diplômes sont même accessibles en apprentissage.

Un planning dense. En parallèle, compter 35 heures de cours hebdomadaires, en moyenne, et beaucoup de travail personnel pour s’approprier un grand nombre de nouvelles matières scientifiques et techniques.

Les enseignements, la formation clinique et les stages sont évalués par contrôle continu et/ou examen.

Intégration dans le schéma LMD. Les cursus paramédicaux sont progressivement redéfinis et intégrés dans le schéma universitaire LMD (Licence-Master-Doctorat). Certains cursus (DE d’infirmier, d’ergothérapeute....)  sont dès à présent reconnus au niveau licence (bac + 3) et le CC d’orthophoniste est reconnu au niveau master (bac + 5). L’intégration dans le schéma LMD de tous les autres cursus paramédicaux va se poursuivre dès 2019. Objectifs : rapprocher les cursus paramédicaux et universitaires pour faciliter les passerelles entre ces cursus et favoriser la poursuite d’études des étudiants.

 

Niveau d’accès

 

Les autres formations du paramédical

Les bacs professionnels prothèse dentaire et optique-lunetterie sont préparés en 3 ans après une classe de 3e. Le BP (brevet professionnel) de préparateur en pharmacie et le titre d’ assistant dentaire, formations en alternance, accueillent de plus en plus souvent des bacheliers.

Après le bac, lycées et écoles privées préparent à 6 BTS (brevets de technicien supérieur) dans le secteur : diététique, opticien-lunetier, podo-orthésiste, prothésiste dentaire, prothésiste-orthésiste, analyses de biologie médicale.

L’université propose le DUT (diplôme universitaire de technologie) génie biologique, qui se décline en 6 options dont diététique et analyses biologiques et biochimiques.

À lire aussi