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Les écoles d'ingénierie

Informatique, Internet, biotechnologies... certaines écoles spécialisées sur un créneau scientifique recrutent après le bac et conduisent à un certificat d'école de niveau bac + 5. Bien qu'elles ne délivrent pas le titre reconnu d'ingénieur diplômé, elles visent une insertion à un niveau cadre. Les informations à connaître sur ces écoles.

Ecoles d’ingénierie après le bac : bien s’orienter

Des formations très spécialisées

Les écoles d'ingénierie se consacrent à un secteur d'activité spécifique, comme Internet, les biotechnologies ou l'informatique. Par conséquent, dès le début de la formation, la quasi-totalité des enseignements et des projets y sont spécialisés. Il est donc conseillé d'éprouver dès le lycée son intérêt pour le domaine en suivant des options ou spécialités en lien. Ainsi, pour intégrer une école en informatique, il est par exemple possible d'opter en bac STI2D pour la spécialité systèmes d'information et numérique. On peut aussi tester sa motivation dans le cadre de ses loisirs et développer de petits programmes informatiques.

La plupart du temps, ces écoles délivrent des titres qui préparent spécifiquement à un groupe de métiers limité. Ainsi, le titre d'expert en ingénierie informatique permet une insertion en tant que chef de projet informatique, administrateur réseaux ou responsable sécurité des systèmes d'information. Rencontrer des professionnels et les interroger sur la réalité quotidienne de leur métier, enquêter auprès des anciens élèves (comment se sont-ils insérés?) permet de vérifier l'adéquation des débouchés avec son projet.

Une sélection à l'entrée

Une partie des écoles d'ingénierie recrute après le bac. Les procédures d'admission comportent souvent des tests et un entretien de motivation avec le jury, afin de mesurer l'affinité du jeune avec la spécialité de l'école. Cela implique de s'être renseigné sur le secteur, d'être capable de décrire plusieurs métiers phares qui le constituent.

Il est souvent possible d'intégrer ces écoles par la voie des admissions parallèles (sur dossier, entretien ou épreuves), après un premier diplôme à bac + 2 ou 3 (BTS, DUT, licence, etc.).

Certaines de ces écoles ne recrutent qu'à partir du niveau bac + 2. C'est le cas de Ionis-STM spécialisée en biotechnologies. D'autres, comme Efficom, spécialisée en informatique, conditionnent l'accès aux formations d'experts en ingénierie à l'obtention préalable d'un bac + 3 en informatique.

Une pédagogie par projet

Les méthodes d'enseignement peuvent dérouter certains élèves habitués à l'encadrement du lycée. En effet, la plupart du temps, la pédagogie est organisée par projets. Les étudiants travaillent en petit groupe sur un projet concret : par exemple, une solution informatique faisant appel à des compétences techniques en programmation, sécurité, réseaux, architecture, etc.

Dans une partie des établissements, comme à l'ESGI (école en informatique), le programme prévoit deux cycles de formation : un cycle de 3 années en bachelor suivi de 2 ans pour se spécialiser en ingénierie du Web, de la 3D et des jeux vidéos ou encore des systèmes réseaux. 

Certaines écoles proposent de se former par l'alternance, parfois sur une partie seulement du cursus. La formation en 5 ans d'Hétic (école dans l'Internet) prévoit ainsi 4 années en formation initiale et 1 an en alternance.

À noter : la plupart des écoles d'ingénierie ne proposent pas de niveau de sortie intermédiaire ni d'équivalences. Autrement dit, celui qui abandonne en cours de route sort souvent sans diplôme et perd le bénéfice des années effectuées.

Se renseigner sur la reconnaissance de l'école et du titre

Ces cursus débouchent en général sur un titre d'expert en ingénierie (il ne s'agit pas du titre reconnu d'ingénieur diplômé). Quelques paramètres sont à prendre en compte pour mesurer la reconnaissance du certificat délivré par les écoles :

  • la reconnaissance de l'établissement par l'État (l'État n'exerce par exemple aucun contrôle sur une école privée hors contrat) ;
  • l'enregistrement du titre au RNCP et à quel niveau ;
  • l'ancienneté de l'école, sa longévité impliquant souvent qu'elle ait fait ses preuves ;
  • l'insertion à la sortie : ne pas hésiter à contacter les anciens élèves ;
  • la reconnaissance par les professionnels : se renseigner sur les partenariats de l'école avec les entreprises du secteur.

 

Au-delà des informations fournies sur les plaquettes et des sites Internet, il faut mener sa propre enquête auprès des anciens, lors des journées portes ouvertes ou de salons.

Financer sa formation

La plupart des écoles d'ingénierie sont privées ou consulaires (dépendant des chambres de commerce et d'industrie), avec des frais de scolarité qui tournent souvent autour de 4 000 € l'année et peuvent monter jusqu'à 10 000 €.

D'où l'importance d'avoir établi au préalable un plan de financement de sa scolarité en listant d'un côté les dépenses à prévoir (notamment les frais de scolarité, le logement et les transports en cas d'éloignement du domicile familial), de l'autre, les sources de financement mobilisables (du type ressources familiales, prêt étudiant, job étudiant si le rythme de l'école le permet). Il faut en outre se renseigner pour savoir si l'école donne accès aux bourses d'État et/ou si elle a mis en place son propre système de bourses.