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Dossier : Master, mastère, MBA... les différentes appellations

Le "master" d'école

De nombreuses écoles privées, souvent non reconnues par l'État, utilisent la dénomination "master" en toute illégalité. Il est important de s'assurer de la qualité des formations délivrées et de leurs débouchés, car ce titre ne sera pas reconnu au niveau bac + 5.

Le « master » d’école

Quelle formule ?

Certains établissements privés utilisent le terme "master" pour désigner leurs formations en 1 ou 2 ans ouvertes à des titulaires d'un bac + 3 ou + 4. Or, l'appellation "master" ne peut être utilisée pour désigner des formations d'écoles privées. Elle est réservée, en France, au diplôme national de master des établissements publics.

Les établissements privés reconnus par l'État peuvent être autorisés, par arrêté ministériel, à délivrer un diplôme visé qui dans certains cas confère en plus le grade de master. Ce sont, avec le diplôme national de master, les seules formations reconnues, officiellement, à un niveau bac + 5.

Quel coût ?

Souvent onéreuses (plusieurs milliers d'euros), ces formations peuvent coûter aussi cher qu'une formation de grande école reconnue par l'État.

Que retenir ?

Il convient d'être vigilant sur la communication commerciale et de vérifier sur les sites officiels (moteur de recherche formation de l'Onisep, rubrique nature du diplôme) la réalité des titres délivrés.

Les références des arrêtés ministériels peuvent également être demandées à l'école.

Par ailleurs, on note une tendance de certaines écoles privées à monter avec des universités des conventions de doubles diplômes afin de faire bénéficier à leurs étudiants de la notoriété du diplôme national de master. Ceci est plus onéreux pour l'étudiant qui, outre les droits universitaires, doit s'acquitter des coûts d'inscription à l'école.

Quelle reconnaissance?

Ces formations n'ont aucune reconnaissance officielle, il s'agit de certificat d'école. Il arrive parfois qu'elles soient inscrites au RNCP (Répertoire nationale des certifications professionnelles) mais jamais sous l'appellation "master".

Pour contourner la réglementation, beaucoup font preuve d'une imagination débordante en matière de sémantique.
Vu sur leurs sites Internet :
un "master d'école" ou un "mastère professionnel" qui n'est pas un master professionnel (diplôme national) ;
un"mastère en spécialité" qui n'est pas un mastère spécialisé (MS) de la CGE ;
un "mastère en science" qui n'est pas un mastère en sciences (MSc) de la CGE ;
un "master européen" qui ne bénéficie d'aucune reconnaissance dans l'Espace européen.

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