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L'alternance dans l'enseignement supérieur

L'alternance dans le supérieur : état des lieux

Financer ses études, étoffer son expérience professionnelle ou se familiariser avec le monde du travail : les motivations pour étudier en alternance sont plurielles. Condition essentielle pour réussir : être motivé ! Car il faut tenir le rythme : travailler en entreprise et en CFA, sans perdre de vue les examens, exige organisation et régularité.

Un ingénieur en automatismes teste des branchements

Avantages et inconvénients

La formation en apprentissage permet de poursuivre des études tout en étant salarié. Elle fonctionne sur la complémentarité entre l'enseignement théorique de l'école et l'application concrète en entreprise.

Arriver sur le marché du travail avec une première expérience professionnelle, voilà de quoi séduire les entreprises, souvent réticentes à recruter des débutants ! Autres avantages non négligeables : des frais d’inscription gratuits et même un salaire pendant toute la durée des études…

Le revers de la médaille : un emploi du temps chargé et des vacances raccourcies. Il n’est d’ailleurs pas toujours facile pour l’apprenti de gérer son temps entre travail et études. Et souvent, les résultats scolaires s’en ressentent. D’où la nécessité de s’engager en connaissance de cause. Le choix de l’entreprise est primordial : la qualité de la formation en dépend.

Diplômes et spécialités

Fin 2016, plus de 152 000 apprentis suivaient une formation de l'enseignement supérieur (soit 5,8% du total des étudiants).

Environ la moitié des apprentis a préparé un bac+2, parmi lesquels 60 000 en BTS et près de 6 000 en DUT. Les filières qui offrent le plus de possibilités sont le commerce, la vente, la comptabilité et la gestion, ainsi que les fonctions de production dans l’industrie.

À l’université, la formule est proposée aux étudiants de licence pro et de master pro dans les domaines de la culture, du social, de l’animation ou de l’informatique. En 2016, environ 31 500 étudiants ont choisi l'alternance pour préparer l'un ou l'autre de ces deux diplômes (16 600 en licence pro et 14 900 en master pro)

L’apprentissage est désormais proposé dans de nombreuses écoles d’ingénieurs. En 2016, 19 620 apprentis ont préparé un diplôme d’ingénieur en alternance. Les spécialités qui recourent le plus à cette formule sont la mécanique, les technologies industrielles, l’électricité, l’électronique.

S’inscrire

Avant de chercher une entreprise d'accueil, il faut se préinscrire dans le centre de formation d’apprentis (CFA) préparant au métier et au diplôme choisis. La plupart des CFA sélectionnent leurs étudiants : dossier scolaire, tests, voire concours d’entrée. Pour les grandes écoles et les universités, il faut se renseigner auprès de l’établissement.

Une fois l’entreprise trouvée, c’est l’employeur qui se charge de faire les démarches pour finaliser l’inscription.

Trouver une entreprise

Certains établissements de formation en alternance ont tissé des liens très étroits avec les entreprises locales susceptibles de recruter des jeunes. Elles peuvent fournir des listes de contacts. Sinon, il faut procéder comme pour une recherche d’emploi classique.

Consultez le portail de l'Alternance mais aussi Pôle emploi et les sites spécialisés dans la recherche d'emploi : des offres destinées exclusivement aux candidats à l’alternance y sont répertoriées.

Dans certaines grandes entreprises, l’embauche de jeunes en alternance fait partie de la stratégie de recrutement : rendez-vous sur les pages emploi ou recrutement de leurs sites. Pensez aussi à frapper aux portes des PME.

Le contrat d’apprentissage

Destiné aux jeunes de 16 à 29 ans révolus, le contrat d’apprentissage est le type de contrat le plus répandu. Il permet d’acquérir un diplôme national (BTS, diplôme d’ingénieur, etc.). La formation est dispensée dans un lycée, une école ou une université (pour la partie théorique) et en entreprise (pour la partie professionnelle).

Le contrat de professionnalisation

Destiné aux jeunes de moins de 26 ans (en priorité à ceux qui souhaitent compléter leur formation initiale) et aux demandeurs d’emploi de tout âge, le contrat de professionnalisation comprend au minimum 150 heures de cours sur 6 à 12 mois. Il peut, si besoin, être prolongé à 2 ans selon les accords des branches professionnelles.

Et après ?

Les diplômés de l’enseignement supérieur formés en apprentissage s’insèrent plus facilement sur le marché du travail : 6 mois après leur diplôme, près de 80 % d’entre eux ont un emploi. Environ un tiers des apprentis diplômés intègrent leur entreprise d’accueil après leur formation. Parmi les filières suivies en apprentissage qui enregistrent le meilleur taux d’emploi : la santé et la production (génie civil, mécanique générale…).